Du crottin d’ânes

Bonsoir amis jardiniers solidaires,

ce matin, nous sommes allés charger du crottin d’ânes à Morlac, chez Jean-François Billey, notre co-animateur de bonnes postures en atelier sécurité. 2 grands noirs du Berry et 4 croix de St-André nous ont fourni 12 poubelles de 80 litres de crottin. Merci à Christian, Olivier et Michel pour tout ce travail et le transport, à Richard pour la remorque prétée et à Xavier pour le prêt de 5 poubelles. Les poubelles pleines de crottin sont abritées et stockées au marais d’Antoine, rue de Babylone à Bourges.

Si vous êtes intéressé(e), nous vous proposons ce crottin à 10 € la poubelle de 80 litres, ou 2,50 € les 20 litres, à ordre des jardiniers solidaires.

Apportez poubelle ou seau ou sac solide.

Nous irons charger encore du crottin, de poney ou cheval, la semaine prochaine et nous sommes preneurs de jardiniers solidaires, volontaires pour charger, transporter… Nous offrirons une poubelle de 80 litres pleine, à chacun, comme habituellement.

Au jardin en novembre & décembre 2018

La météo : octobre nous a donné des semaines ensoleillées et sèches, avec des températures plus hautes que les normales saisonnières. Puis la première neige, 4 à 10 cm d’épaisseur, est arrivée la nuit du 30 au 31 octobre dans le Cher, suivie de pluies bienvenues. Après cet épisode de froid, exceptionnel, les températures sont remontées et la douceur est revenue. En périodes nuageuses ou pluvieuses, le risque de gelée nocturne est écarté et plutôt à craindre en fin de mois. En novembre et décembre, la baisse des températures va se poursuivre avec la baisse de la journée solaire : 8 heures à Noël, contre plus de 16 h fin juin.

La lune : elle sera pleine le 23 novembre, puis le 22 décembre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 11, puis sera montante jusqu’au 24 et descendante à nouveau jusqu’au 8 décembre.

Le travail du sol : il faut finir de récolter les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un voile, un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm de profondeur ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront bêchées ou retournées à la charrue ou fraisées à la motobineuse.

Composteur : les déchets verts, les fanes de légumes, les feuilles (sauf de noyer) sont compostables. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités. Quelques gros vers de terre seront mis au chaud dans le composteur et se nourriront de tous ces déchets, pour les transformer en humus. Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire (3 ou 4 cm) tous les 10 cm de déchets.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais en pleine terre, on peut planter l’ail  jusqu’à fin novembre et en situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux peuvent encore être repiqués, en période de douceur, ou sous tunnel.

Arbustes et arbres : Les arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Et en décembre, on pourra commencer, sauf s’il géle, à tailler pommiers, poiriers et tous les fruitiers qui produisent des fruits à pépins. Mario, notre chef de culture, prévoit d’initier et perfectionner les volontaires, à la taille fruitiére, dans un verger de l’association ou d’un adhérent, à Bourges. Une invitation précisera les détails de cet atelier de taille.

Récoltes : Les légumes et fruits stockés en cave ou dans un local abrité du froid, sont à surveiller fréquemment, pour éviter le développement de pourritures. On peut aussi donner des excédents, à une association caritative, au CCAS, ou mieux, aux familles en difficultés que l’on connaît. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant : les placer dans une enveloppe ou un pot en verre et les étiqueter.

Outils et manches : l’humidité et le froid les endommagent vite ; donc les ranger à l’abri avant l’hiver. On protége les manches en bois par une couche d’huile de lin et les fers, par de l’huile de vidange, pour éviter la rouille.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut poursuivre le curage des fossés, car une vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, s’y dépose au fond, chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas, avant de l’incorporer dans le sol au béchage. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas

 

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 5 novembre 2018

Le Gâteau d’Halloween à la citrouille

Vous aimez sculpter de vilaines citrouilles pour Halloween, mais vous ne savez pas quoi faire des restes?
Pas d’inquiétude, les morts-vivants connaissent une recette de gâteau délicieuse et pas chère.
Plutôt que de leur donner des bonbons, qu’est-ce que vous diriez d’un bon gâteau à la citrouille ?

Pour 8 personnes,

  • 600 g de citrouille
  • 300gr de sucre
  • 200 g de farine
  • 75 g de beurre mou
  • 4 œufs
  • 1 sachet de levure
  • 1 pincée de sel
  • 2 cuillerées à soupe de fleurs d’oranger
  • 1 cuillère à soupe de citron

Comment faire
Si vous voulez, vous pouvez aussi ajouter trois araignées et de la bave de crapaud, mais ça ne plaît pas à tout le monde 😉
Bref, voici comment préparer un gâteau maléfique :

couper la citrouille en petits morceaux après l’avoir épluchée. En même temps, préchauffé le four à thermostat 6.
mettre les morceaux dans un plat creux et chauffé le tout au micro-ondes pendant quinze minutes. Quand c’est prêt, mélangez et ajoutez le sucre et les œufs. Ensuite, hop ! un deuxième petit tour au micro-ondes pendant quinze minutes !
ajouter la farine, le sel, la levure puis le beurre fondu, le citron et la fleur d’oranger.
mettre la pâte au four pendant une quinzaine de minutes. Inutile de graisser le moule.

Et voilà, le gâteau est prêt à être servi
Cette recette est aussi bonne froide que chaude, donc vous pourrez à tout moment en donner aux garnements qui viennent sonner à votre porte.

Happy Halloween !
À votre tour…

 

 

 

Citrouillat Berrichon

Bonjour amis les jardiniers solidaires,

Connaissez-vous le fameux Citrouillat Berrichon.
ou Pâté à la citrouille.
Recette ancienne tirée de mon placard
Alors voici !
Recette pour 4 personnes

  • Pâte brisée maison ou (2 pâtes feuilletées ou brisées)
  • 1 kg de courge sucrine du Berry (ou autre)
  • 1 oignon
  • 2 à 3 cuillères de crème fraiche
  • Persil plat
  • 1 jaune d’œuf
  • Sel
  • Poivre
  • 2 cuillerées à soupe de sucre (facultatif)

Épluchez la citrouille la veille, épépinez et coupez la en petits dés ainsi que l’oignon, salez le tout, mettre dans un torchon et suspendre toute une nuit pour que la citrouille perde son eau.
le lendemain, la mettre dans une passoire, ajouter le poivre, le sucre et le persil haché.
Bien mélanger.
Partager la pâte en 2. L’étaler en carré( ou en rond) mettre dans un plat, ajouter la préparation et recouvrir de la 2ème moitié de pâte. Souder les bords, dorez à l’œuf.
Faire un trou au milieu et cuire à four chaud (210°) environ 40 mn.
Quand il est cuit, verser la crème par le trou et la laisser légèrement fondre pour qu’elle s’étale à l’intérieur.
Bon Appétit
Laurette

Au jardin en octobre 2018

La météo : selon Météo France, l’été 2018 a été le plus chaud jamais enregistré, depuis 1880 et les températures relevées en excédent de 2,1°. Le déficit de pluie est à présent très conséquent et les sols sont secs et durs. Les températures vont continuer de baisser, surtout la nuit. Les 1ères gelées, très précoces en 2016, du 9 au 11 octobre, ne sont pas attendues cette année avant la fin du mois. Si nous avions 16 heures de journée solaire fin juin, nous sommes à moins de 11 heures aujourd’hui. Puis seulement 8 heures fin décembre

La lune : elle sera pleine le 24 octobre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 14, puis montante jusqu’au 28 et descendante à nouveau jusqu’au  11 novembre

Le travail du sol : il faudra récolter en fin de mois, les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront nettoyées et pourront être bêchées ou retournées à la charrue, ou fraisées.

Composteur : beaucoup de déchets verts, de feuilles et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. On peut en profiter pour démarrer un nouveau compost. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités. Arroser une fois par semaine si le temps sec se poursuit, sinon ouvrir le composteur à la pluie.

Les engrais verts : par températures favorables, on peut semer seigle, avoine, vesce, trèfle, phacélie ou navette. En vert, au printemps, ils seront coupés et enfouis pour enrichir la terre en azote

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois

Repiquage : laitues, choux, poireaux sont à repiquer pour une récolte de printemps, en 1ére quinzaine d’octobre. Les stolons de fraisiers bien racinés sont aussi à repiquer, sur terre enrichie.

Arbustes : les touffes de framboisiers excédentaires seront déplacées et plantées en fin de mois. Les autres arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Groseillers, cassissiers se bouturent facilement en terre propre, riche et humide, ou en arrosant régulièrement si le sol est trop sec.

Récoltes :  les légumes et fruits sains en excédent seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut curer les fossés car une vase de 5 à 15 cm se dépose au fond chaque année. Cette vase,  très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas avant de l’incorporer dans le sol au béchage. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas

 

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 3 octobre 2017

Quelques principes du jardin en permaculture

Par Richard Protin

La permaculture a vu le jour dans les années 70, au départ appelée agriculture permanente. La permaculture est trop souvent résumée à la seule notion de culture sur buttes et en carrés qui, il est vrai, est très emblématique de cette pratique.

La permaculture vise à utiliser toutes les ressources naturelles mises à la disposition du jardinier amateur afin de favoriser le développement d’écosystèmes à la fois autonomes et pérennes ; grâce au recyclage des déchets, à une bonne gestion de l’eau et à une utilisation judicieuse de l’énergie solaire inépuisable, naturelle et gratuite.

Jardiner en suivant les préceptes de la permaculture, profiter de son jardin et l’exploiter en imitant la nature n’est pas tout simplement une démarche intelligente relevant du simple bon sens ?

Dans leur grande majorité, ces façons de procéder relèvent :

  • De la suppression totale des traitements toxico-chimiques,
  • la systématisation de la lutte contre le gaspillage :
  • des ressources énergétiques
  • et de la consommation de l’eau,
  • le recyclage sous forme de compostage

Plutôt que de faire appel à des produits phytosanitaires très coûteux, totalement contre-productifs à moyen et long terme et extrêmement dangereux pour l’environnement, les cultures, et la santé, le permaculteur a l’intelligence de se servir de tout ce qu’il a sous la main et de valoriser tout ce dont il dispose, souvent gratuitement puisque fourni par la nature environnante.

A priori, donc, rien n’est rejeté. Tout est évolutif aussi: la vocation d’un jardin mené en permaculture n’est pas d’être statique, bien au contraire ! Il se doit d’évoluer en même temps que le jardinier qui apprend, observe, découvre, réoriente, teste .

En tout état de cause, pour le permaculteur, c’est bien la nature qui est source d’idées et d’inspiration.

Un jardinier utilisant les principes de la permaculture produit sans endommager la terre, voire en augmentant ses qualités. Il va réduire considérablement son impact sur la planète, car une grande quantité d’énergie sera économisée sur les postes transports, marketing, d’où l’importance de consommer local. Avant même de penser Bio qui peut être énergivore si les produits proviennent de l’étranger ou en serre.

Travailler son jardin nourricier en permaculture, c’est avant tout adopter de nouvelles habitudes de jardinage. Des habitudes qui ont le mérite d’être à la fois durables, très économes en énergie, pourtant très productives, le tout, (cerise sur le gâteau !) en travaillant les sols a minima et donc, en limitant sa charge de travail, ses efforts et sa fatigue.

L’idée générale est d’arriver à établir un milieu optimisé dans lequel la parcelle cultivée parviendra à s’auto-entretenir naturellement.

Voici quatre règles de base pour réussir en permaculture:

  • N°1 ne pas laisser le sol nu c’est le moment de penser aux paillis Ce qui évite les effets négatifs sécheresse, humidité ou fraîcheur trop importante, chaleur excessive, avantage supplémentaire cette couverture organique (paille) ou autres, du sol permet de limiter la croissance et la prolifération de végétaux indésirables.
  • N°2 Minimiser le travail du sol L’une des corvées les plus harassantes passe aux oubliettes : le bêchage, l’inconvénient est qu’il mélange les différentes couches de terre et favorise l’apparition des mauvaises herbes en faisant remonter en surface leurs graines. Deuxième avantage soulage votre dos.
  • N°3 Faire la chasse au gaspillage, Privilégier le recyclage, compost, récupération de l’eau de pluie, ne pas semer trop épais Un paquet de graines peu durer plusieurs années et faire ses graines en laissant monter un pied en graines dans un coin du potager mais pas avec des graines F1
  • N°4 Rotation des cultures La rotation des cultures est une bonne pratique à la fois respectueuse du sol et des végétaux. Il s’agit d’ailleurs d’un principe de base pour tout jardinier respectueux de la nature et des cultures. Pour le jardin ne pas oublier en aide mémoire de noter ou de dessiner vos plantations.

En permaculture, les surfaces cultivées sont délimitées de façon à éviter de piétiner le sol. Emblématique de la permaculture la culture sur buttes peut alors devenir systématique. Celles-ci mesurent généralement 1.20m de large, si adossées à un mur ou une clôture ne pas dépasser 75cm et jusqu’à 50cm de haut, elles sont séparées les unes des autres par des allées pour passage d’une brouette,

  • favoriser un bon drainage,
  • limiter les déperditions d’eau,
  • favoriser un bon développement racinaire,
  • restreindre le recours aux machines…

Autres type de culture sur buttes très particulier, le lasagne hauteur des couches 50 à 60cm en couches alternées marron, vert, et pour finir une couche de terreau avant plantation. Puis au bout de quatre semaines environ la butte doit atteindre 25 à 30cm, elle est alors idéale pour procéder en fonction des périodes de l’année à la plantation.

Différents types de buttes : La butte Money ; La butte Hugelkultur.

La permaculture n’est pas qu’une affaire de jardinage

C’est essentiellement la conduite du jardin qui nous intéresse ici. Mais, au-delà du jardinage et fidèle à ses préoccupations premières, la permaculture s’intéresse à tout ce qui nous préoccupe, de notre lieu d’habitation à notre manière de nous nourrir de nous vêtir, et même de nous soigner.

Bonne lecture et merci PROTIN Richard

Au jardin en septembre 2018

La météo : Les pluies très rares en août sont attendues avec impatience sur les sols desséchés. L’été 2018 est classé au 2è rang des années les plus chaudes. En septembre, les températures vont baisser, bien sûr, surtout la nuit. Mais nous devrions avoir encore de belles journées ensoleillées.

La lune : elle sera pleine le 25 septembre. Par rapport à la ligne d’horizon, la lune était montante jusqu’au 4 ; elle sera descendante jusqu’au 17, puis montante à nouveau jusqu’au 1er octobre

Le travail du sol : il faut poursuivre les arrosages, de préférence en fin de journée et le désherbage. Les zones du jardin libérées après récoltes pourront être bêchées ou retournées, en intégrant du fumier ou crottin

Au composteur : beaucoup de déchets verts et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. Les hacher si possible en petits tronçons, avant de les mettre dans le composteur. Ajouter de la terre (5 cm environ) aux couches successives, des vers rouges, de l’eau. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur. Penser à arroser en période sèche, une fois par semaine.

Les semis : en début de mois, on peut encore semer la plupart des légumes d’automne-hiver, navet, rave, radis noir, panais, mâche, laitue scarole et frisée, laitue d’hiver, épinard, oignon blanc ou rouge, radis. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines.

Poursuivre l’éclaircissage et le repiquage des choux divers, laitues, poireaux, fleurs, en privilégiant la fin d’après-midi et la fraicheur, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : après la formation des fruits, penser à tailler les tiges, 2 feuilles après le fruit, pour favoriser leur grossissement et éviter d’avoir une multitude de petits calibres.

Les tomates : il faut continuer d’éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges, pour soutenir les fruits. On peut renforcer les plants trop faibles par un arrosage de purin d’ortie (10 à 20 % complété d’eau). Avec l’arrivée d’un temps plus frais et humide, il faudra certainement traiter toute la plante, avec de la bouillie bordelaise (agréée en culture bio) ou des décoctions bio. On peut, de plus, enlever progressivement les feuilles basses pour favoriser le mûrissement des fruits et étêter les tiges.

Les fraisiers : on peut repiquer les stolons de fraisiers bien racinés, dans un sol enrichi de terreau ou de compost

Récoltes : les récoltes de haricots, maïs doux, tomates, courgettes, aubergines se poursuivent. Les potirons, sucrines, potimarrons, potirons mûrissent actuellement très vite, mais ils peuvent rester encore au jardin, plusieurs semaines. Les excédents sains seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations. Notre association donnera encore bien sûr et sera présente sur le stand F11, le dimanche 9 septembre, à Bourges, à la fête des associations, de 10h à 18h.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 6 septembre 2018

Au jardin en août 2018

La météo : juillet vient de connaître des journées très chaudes et quelques orages, mais les sols restent très secs en surface. Météo France confirme une hausse des températures moyennes de + 2,4° en juillet (records de 1976 et de 2003 battus) Août s’annonce caniculaire pour la 1ère quinzaine, avec risque d’orage violent localement. Les journées solaires diminuent : plus que 15 heures au 1er août et la baisse des températures nocturnes, sera sensible en 2 ème quinzaine.

La lune : descendante du 9 au 21, montante du 1er au 8, puis du 22 au 4 septembre, pleine le 27

Le travail du sol : après récolte, un nettoyage à la griffe ou un fraisage à la motobineuse, permettra d’assécher et éliminer un maximum de racines d’herbes parasites (les adventices). Ailleurs, il faut désherber et biner souvent, pour privilégier la pousse des légumes. Ou les entourer de paille, foin, BRF, gazon ou herbe coupés, cartons non teintés ou polyamides noirs. On arrosera, en soirée de préférence, les légumes gourmands en eau, à la pomme d’arrosoir pour les semis ; au goulot, pour les tomates, aubergines, poivrons, cucurbitacées, haricots, pommes de terre.

Les semis : épinards, fenouils, navets, raves, radis noirs, choux de Chine, cerfeuils, laitues, roquettes, en vue des récoltes d’automne-hiver ; puis mâches et oignons blancs en fin de mois.

A repiquer : choux divers et de printemps, laitues scaroles et frisées, betteraves rouges, poirées (bettes-cardes), poireaux

Les cucurbitacées : lorsque vous avez suffisamment de fruits formés, taillez après les 2 feuilles qui suivent le dernier fruit, afin d’obtenir de plus gros potirons, potimarrons ou sucrines.

Les tomates : supprimer les feuilles proches du sol, car elles conduisent les maladies. Palisser les pieds en hauteur et largeur et attacher les tiges pour soutenir le poids des fruits. Enlever les gourmands, chaque semaine. Récoltes échelonnées jusqu’à mi-octobre ou plus, selon température.

Les traitements : penser à renforcer les plants de légumes, par un purin dilué (10 à 20 %) à base d’ortie, et/ou de consoude. Christian nous propose sa recette de décoction d’ail, additionnée de savon noir et de bicarbonate de soude, en cas d’attaque de maladies : elle a été très efficace sur les tomates, le mois dernier. La voici en PJ.

Les arbres : après récolte des prunes, cerises, péches, tous des fruits à noyau, on peut élaguer en douceur ces fruitiers. Terminer la taille en vert des autres fruitiers : pommiers, poiriers surtout, afin de donner aux fruits le maximum de séve.

Le composteur : en période de pluie, oter le couvercle pendant une journée, pour humidifier le contenu. En période sèche, verser un arrosoir d’eau, chaque semaine. Continuer à alimenter le composteur en déchets variés de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre.

Les récoltes : pommes de terre, courgettes, tomates, aubergines, haricots verts ou beurre, laitues, poivrons, oignons, ail, échalotes. A consommer, conserver ou partager !!!

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 1er août 2018

Au jardin en juillet 2018

La météo : les fortes chaleurs de la 2 ème quinzaine de juin ont asséché les sols. Selon Météo France, juin 2018 a été le 5 ème mois le plus chaud depuis 1947, avec une hausse de 1,7 ° !!! Les fortes pluies, reçues le 1er et le 5 juillet, ont bien arrosé nos jardins. Nous pourrions avoir une alternance de chaleur et d’orages, avant stabilisation en 2 è quinzaine du mois.

La lune : elle sera pleine le 27 juillet. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera montante jusqu’au 12, descendante jusqu’au 27, puis montante à nouveau jusqu’au 10 août.

Le travail du sol : avec chaleur et pluie, partout l’herbe et les légumes poussent très vite. Il faut continuer à désherber, avant la montée en graines, pour favoriser les légumes. Arrachées ou fauchées, les herbes pailleront gratuitement le jardin. De même, le gazon frais, le bois raméal fragmenté, la paille, sont très utiles et nourrissants, autour des tomates, des haricots et des cucurbitacées, par exemple. Autre solution de désherbage : étendre sur le sol un plastique translucide, là où vous voulez détruire l’herbe ou le gazon, après fauchage ou tonte. Le chaud soleil de juillet, en quelques jours, grillera tout sous le plastique et vous pourrez cultiver à nouveau cette surface après un simple passage de râteau ou de motobineuse. C’est une technique naturelle, gratuite et efficace !

Les semis : on peut semer à présent, les légumes de notre région, en pleine terre, en vue des récoltes d’automne-hiver. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines et la croissance des plants. Beaucoup de graines craignent la chaleur et germent très mal en juillet.

Semer les haricots que vous voulez consommer plus tard en vert ou mettre en conserve ou au congélateur. La récolte débutera le 9 septembre, pour un semis fait le 9 juillet et elle durera près de 6 semaines, selon la richesse du sol, la météo et les soins apportés par le jardinier. Mais on déconseille de semer les haricots après le 14 juillet, car les récoltes seraient retardées et ruinées par les premiers froids d’octobre. Semer quelques capucines entre les rangs, pour y attirer et fixer les pucerons, puis les coccinelles qui s’en régaleront.

Poursuivre le repiquage des betteraves rouges, choux divers, laitues, céleris, poireaux, fleurs, en privilégiant la fin d’après-midi, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le desséchement des plants.

Les cucurbitacées : on peut encore semer ces légumes qui aiment la chaleur et l’eau, en pleine terre.

Les tomates : il faut chaque semaine éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges.

Traitements, purins : les consignes de préparation sont d’actualité, pour renforcer vos plants, ou traiter contre les maladies présentes. Orties, prêles, consoudes, abondent dans beaucoup de marais de Bourges. Voir aussi l’excellent livre « je prépare mes potions pour le jardin », chez terre vivante, écrit par Brigitte Lapouge-Déjean et Serge Lapouge. Disponible et gratuit, auprès de Michèle Willième, qui gére la bibliothéque de l’association et vous recevra le mercredi de 18 à 19 h à la maison des associations, bureau Henri Sellier, au 2 è étage.

Pensez aussi à vos vacances : les amis, la famille, les voisins, les jardiniers solidaires, peuvent veiller sur vos cultures en votre absence et arroser aussi, si besoin, tôt le matin ou tard le soir ! Mais juillet est aussi un mois de récoltes pour les 1éres tomates, pommes de terre, haricots nains, laitues, courgettes, aulx et les pois tardifs. Sachez remercier vos assistants jardiniers avec quelques uns de ces légumes frais !

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 7 juillet 2018

Dernière session d’initiation avec les enfants de l’école Beaumont-Carolus de l’éco-quartier Baudens

Jeudi 28 juin les écoliers de CM1 de Beaumont-Carolus étaient au jardin de Baudens, pour achever la mise en culture des dernières parcelles. Désherbage, buttage, repiquage et semis étaient prévus : les 15 parcelles de 6 m de long sur 1m60 de large sont ainsi toutes occupées.

Crédit photo /Dne/Yo/

C’était la dernière séquence de jardinage pour ces 25 garçons et filles de 9-10 ans et ils ont bien travaillé, en salle depuis décembre, puis en jardin depuis avril. Sur un sol ingrat, pauvre et argileux, ils ont réussi, en utilisant un compost agrée bio, à produire légumes et fleurs. Au-delà de cette année scolaire qui s’achève, ils pourront revenir sur ce jardin, pour l’entretenir, récolter…, avec l’aide de leurs parents, amis, des bénévoles du quartier et des jardiniers solidaires.

Vers 15h15, l’association formatrice, “les jardiniers solidaires” a offert à tous le verre de jus de fruit et les gâteaux assortis, pour les remercier de cet investissement plutôt réussi, sous l’accompagnement de Me Pellentz, leur institutrice.

Nous vous invitons, si vous le pouvez, à venir découvrir ce jardin pédagogique et écologique, crée sur 192 m², et cultivé avec passion par ces “graines de jardiniers de Baudens”.

Il nous reste un peu de bricolage et d’entretien à faire sur ce jardin de ville situé dans la cour d’honneur de l’ancien hôpital militaire de Baudens, près de la chambre de métiers et de Pôle Emploi. Et la signalétique est à améliorer, car non réalisée, hélas, par nos partenaires associés, malgré leurs engagements initiaux.

Mais cette initiation au jardinage démarrée en décembre dernier, avec l’école de Beaumont-Carolus, s’est avérée fructueuse, les 25 enfants de 9 et 10 ans s’étant beaucoup investis sur toutes les tâches proposées. Michel Besse et Christian de Lignières ont assuré les cours, puis Luis Ansede et Mario Soares sont intervenus pour les séquences pratiques au jardin. Malgré des conditions climatiques défavorables longtemps et un sol ingrat, pauvre et argileux, les jardiniers solidaires ont pu assurer avec les enfants, des cultures variées, dont les cueillettes seront étalées jusqu’en novembre 2018.

Les conditions climatiques n’ont pas souvent été favorables, le sol du jardin de Baudens s’est avéré très argileux, caillouteux et pauvre. Et cependant, les élèves de votre classe de CM1, ont suivi avec attention et passion, tous ces travaux, parfois difficiles. Nous espérons que ces enfants pourront aller, seuls ou avec leur famille, voir au jardin, l’évolution de leurs cultures. En fin de journée, les volontaires, enfants et adultes, seront toujours bienvenus, pour arroser, désherber, attacher, repiquer et cueillir raisonnablement.

Des parents, amis, voisins et des enfants eux-mêmes ont prévu de venir pendant les vacances scolaires continuer à entretenir ce jardin pédagogique et écologique. Nous leur apporterons aussi une présence de temps en temps, pour consolider travail et résultats.