OMSJC MAG du mois de Janvier 2020

Bonjour amis jardiniers solidaires,

vous pouvez consulter le magazine de janvier, en cliquant sur le lien ci-dessous, ou en lisant la version papier, disponible à la maison des associations de Bourges.

A noter : une page présente les formations au jardinage que les jardiniers solidaires proposent en 2020. Possibilité aussi d’offrir un bon-cadeau de 34 €, pour ces formations de 20 heures en salle et en jardin.

L’atelier taille et plantation d’arbres fruitiers du samedi 7 décembre 2019

Organisé dans le verger d’Olivier et Aude Verron à Bourges, cet atelier a réuni 3 animateurs, Richard Protin, Christian de Lignières, Michel Besse, et 20 participants.

La taille de formation a été présentée sur un cerisier et un prunier. Puis la taille fruitière a permis de s’entrainer sur des pommiers, poiriers et vignes, sur des arbres ayant parfois subi un élagage sévère ancien (à la tronçonneuse) ou négligés, avant l’arrivée d’Olivier et Aude.

Les participants ont enfin découvert comment planter le cerisier et le prunier, afin de leur assurer les meilleures chances de réussite, avant de partager le verre amical et solidaire. Nous avons accueilli dans cet atelier, avec plaisir, 3 nouveaux adhérents.

Au jardin en novembre et décembre 2019

La météo : Octobre nous a, enfin, donné des pluies régulières, bénéfiques et au total assez abondantes, sans dégâts, ni inondations. La végétation en a bien profité, les champignons aussi, mais les nappes phréatiques restent très déficitaires et basses. Des arbres à racines peu profondes ont souffert de cette 2ème année de canicule consécutive et ne survivront pas. En périodes nuageuses ou pluvieuses, le risque de gelée nocturne est écarté. Le froid est plutôt attendu et à craindre en décembre, à présent. La baisse des températures va se poursuivre avec la baisse de la journée solaire : 8 heures à Noël, contre plus de 16 h fin juin et 10 h ce 2 novembre.

 La lune : elle sera pleine le 12 novembre, puis le 12 décembre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est  montante jusqu’au 10 novembre, descendante jusqu’au 28 novembre, puis montante à nouveau jusqu’au 12 décembre.

Le travail du sol : il faut finir de récolter les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un voile, un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm de profondeur ou + autour des légumes racines que l’on veut garder en terre, pour que l’eau ne stagne pas. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront bêchées ou retournées ou fraisées à la motobineuse ou nettoyées et paillées.

Composteur : les déchets verts, les fanes de légumes, les feuilles mortes abondent. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, (sauf les feuilles de noyer) par petites quantités. Quelques gros vers de terre seront mis au chaud dans le composteur et se nourriront de tous ces déchets, pour les transformer en humus. Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire (3 ou 4 cm) tous les 10 cm de déchets.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais en pleine terre, on peut planter l’ail  jusqu’à fin novembre et en situation protégée et bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux peuvent encore être repiqués, en période de douceur, ou sous tunnel.

Bouturage, marcottage, division : un atelier de jardinage est organisé dans notre marais d’Antoine, rue de Babylone à Bourges, samedi 9 novembre à 14 h. Gratuit pour les adhérents, 4 € pour les non-adhérents.

Arbustes et arbres : Les jeunes plants d’arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Et en décembre, on pourra commencer, sauf s’il géle, à tailler  les arbres fruitiers qui produisent des fruits à pépins. Mario, notre spécialiste, perfectionnera les volontaires, à la taille fruitiére, à Bourges, samedi 7 décembre à 14 h, puis le 29 février 2020, ce sera l’atelier greffe (greffe à l’anglaise). Une invitation précisera les détails de ces ateliers.

Récoltes : Les légumes et fruits stockés en cave ou dans un local abrité du froid, sont à surveiller fréquemment, pour éviter le développement de pourritures. On peut aussi donner des excédents, à une association caritative, au CCAS, ou mieux, aux familles en difficultés que l’on connaît. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant : les placer dans une enveloppe ou un pot en verre et les étiqueter.

Outils et manches : l’humidité et le froid les endommagent vite ; donc les ranger à l’abri. On protége les manches en bois par une couche d’huile de lin, et les fers, par de l’huile (de vidange), pour éviter la rouille.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut poursuivre le curage des fossés, car une vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, s’y dépose au fond, chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas, avant de l’incorporer dans le sol, au repiquage.

Au jardin en octobre 2019

La météo : Les pluies de fin septembre, 25 à 30 mn en cumul en 9 jours, ne suffisent pas pour compenser le très lourd déficit de 2019. Les niveaux d’eau sont très bas dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. L’alternance de journées ensoleillées et pluvieuses d’octobre profitera aux cultures en place. Les températures continuent de baisser, surtout la nuit. Les 1ères gelées, très précoces en 2016, du 9 au 11 octobre, ne sont pas attendues cette année avant la fin du mois. Si nous avions 16 heures de journée solaire fin juin, nous n’avons plus que 11h30 aujourd’hui. Puis seulement 8 heures fin décembre.

La lune : elle sera pleine le 13 octobre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 4, puis montante jusqu’au 19 et descendante à nouveau jusqu’au  1er novembre.

Le travail du sol : il faudra récolter en fin de mois, les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront nettoyées et pourront être bêchées ou retournées à la charrue, ou fraisées.

Composteur : les déchets verts,  feuilles et  fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. On peut en profiter pour démarrer un nouveau compost. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités, ou les composter sur place. Arroser une fois par semaine si le temps sec se poursuit, sinon ouvrir le composteur à la pluie.

Les engrais verts : par températures favorables, on peut semer seigle, avoine, vesce, trèfle, phacélie ou navette. En vert, au printemps, ils seront coupés et enfouis pour enrichir la terre en azote.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux sont à repiquer  en 1ére quinzaine d’octobre, pour une récolte de printemps. Les stolons de fraisiers bien racinés sont aussi à repiquer, sur terre enrichie de fumier ou compost.

Arbustes : les touffes de framboisiers excédentaires seront déplacées et plantées en fin de mois. Les autres arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Groseillers, cassissiers, vigne se bouturent facilement en terre propre, riche et humide, ou en arrosant régulièrement si le sol est trop sec.

Récoltes :  les légumes et fruits sains en excédent seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut curer les fossés car une vase de 5 à 15 cm se dépose au fond chaque année. Cette vase,  très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou stockée en tas. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 octobre 2019

Au jardin en septembre 2019

La météo : les pluies sont attendues avec impatience sur les sols desséchés. L’été 2019 fait partie des étés les plus chauds et les plus secs jamais enregistrés. En septembre, les températures continuent de baisser, surtout la nuit. Mais nous devrions avoir encore de belles journées ensoleillées.

La lune : elle sera pleine le 14 septembre. Par rapport à la ligne d’horizon, la lune est descendante jusqu’au 7 ; elle sera montante jusqu’au 22, puis descendante à nouveau jusqu’au 4 octobre.

Le travail du sol : il faut poursuivre les arrosages, aux heures autorisées, car tous les végétaux ont soif et sont en stress hydrique. Le désherbage est aussi indispensable autour des légumes. Les zones du jardin libérées après récoltes pourront être bêchées, retournées ou fraisées.

Au composteur :  les déchets verts et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. Les hacher si possible en petits tronçons, avant de les mettre dans le composteur. Ajouter de la terre (5 à 7 cm environ) aux couches successives, des vers rouges, de l’eau. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur. Penser à arroser en période sèche, une fois par semaine.

Les semis : en début de mois, on peut encore semer la plupart des légumes d’automne-hiver, navet, rave,  radis noir, panais, mâche, laitue scarole et frisée, laitue d’hiver, épinard, oignon blanc ou rouge, radis et choux de printemps. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines.

Poursuivre l’éclaircissage et le repiquage des choux divers, laitues, poireaux, fleurs, en privilégiant la fin d’après-midi et la fraicheur, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : après la formation des fruits, penser à tailler les tiges, 2 feuilles après le fruit, pour favoriser leur grossissement et éviter d’avoir une multitude de petits calibres.

Les tomates : il faut continuer d’éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges, pour soutenir les fruits. On peut renforcer les plants trop faibles par un arrosage de purin d’ortie ou et de consoude (10 à 20 % complété d’eau). Avec l’arrivée d’un temps plus frais et humide, il faudra peut-être traiter toute la plante, avec de la bouillie bordelaise (agréée en culture bio) ou des décoctions bio. On peut enlever progressivement les feuilles basses pour favoriser le mûrissement des fruits. Lorsque suffisamment de fruits sont formés, penser aussi, à étêter les tiges en septembre, car les fleurs à venir ne pourraient pas venir à maturité à temps.

Les fraisiers : on peut repiquer les stolons de fraisiers bien racinés, dans un sol enrichi de fumier, de  terreau ou de compost.

Récoltes : les récoltes de haricots, maïs doux, tomates, courgettes, aubergines, poivrons se poursuivent. Les potirons, sucrines, potimarrons, potirons peuvent rester encore au jardin, plusieurs semaines. Les excédents sains seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles et personnes en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  

Notre association donnra encore bien sûr et sera présente sur le stand F14, près du muséum d’histoire naturelle, le dimanche 8 septembre, à Bourges, à la fête des associations, de 10h à 18h.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 6 septembre 2019

crottin de cheval et biocompost disponibles

Bonjour amis jardiniers solidaires,

nous vous informons qu’il nous reste du crottin de cheval, disponible en poubelles de 80 litres, au prix de 2,50 € les 20 litres ou 10 € les 80 litres. Il est stocké au marais d’Antoine, rue de Babylone à Bourges.

Quelques sacs de biocompost sont aussi disponibles, au prix de 8,80 € le sac de 25 kg, au marais d’Antoine. 

Crottin et biocompost sont réservés aux adhérents jardiniers solidaires, à jour de leur cotisation 2019 (6 €)

Au jardin en août 2019

La météo : après l’épisode de juin, juillet vient de connaître une 2ème vague de canicule et des records de chaleur ont encore été battus. Mais surtout la sècheresse s’est aggravée partout, en l’absence de pluies significatives. 80 départements, dont le Cher, sont en situation de crise. Les nappes phréatiques sont très basses, les cours d’eau en débit très faible ou asséchés et beaucoup d’interdictions d’arrosage nous concernent de 8h à 20H. Hélas, août est annoncé sec et chaud encore. Les journées solaires diminuent : plus que 15 heures, ce 3 août et la baisse des températures nocturnes sera sensible en 2 ème quinzaine.

La lune : descendante jusqu’au 11, montante du 12 au 25, puis descendante à nouveau du 26 au 7 septembre, par rapport à la ligne d’horizon. La lune sera pleine le 15.

Le travail du sol : après récolte, un nettoyage à la griffe ou un fraisage à la motobineuse, permet d’assécher et d’éliminer un maximum de racines d’herbes parasites (les adventices). Ailleurs, il faut désherber et biner souvent, pour privilégier la pousse des légumes. Mais les entourer de paille, foin, BRF, gazon ou herbe coupés, cartons non teintés ou polyamides noirs, préserve la fraicheur, protège et nourrit les cultures et gène ou empêche la pousse d’herbe.

Les semis : épinards, fenouils, navets, raves, radis noirs, choux de Chine, cerfeuils, laitues, roquettes, en vue des récoltes d’automne-hiver ; puis mâches et oignons blancs en fin de mois.

A repiquer encore : choux divers et de printemps, laitues scaroles et frisées, betteraves rouges, poirées (bettes-cardes), poireaux. Ces plants nécessiteront un arrosage suivi.

Les cucurbitacées : lorsque vous avez suffisamment de fruits formés, taillez après les 2 feuilles qui suivent le dernier fruit, afin d’obtenir de plus gros potirons, potimarrons ou sucrines.

Les tomates : supprimer les feuilles proches du sol, car elles conduisent les maladies. Palisser les pieds en hauteur et largeur et attacher les tiges pour soutenir le poids des fruits. Enlever les gourmands, chaque semaine. Récoltes échelonnées jusqu’à mi-octobre ou plus, selon température.

Les traitements : penser à renforcer les plants de légumes, par un purin dilué (10 à 20 %) à base d’ortie, et/ou de consoude. Christian nous propose sa recette de décoction d’ail, additionnée de savon noir et de bicarbonate de soude, en cas d’attaque de maladies.

Les arbres : après récolte des prunes, cerises, péches, tous des fruits à noyau, on peut élaguer en douceur ces fruitiers. Terminer la taille en vert des autres fruitiers : pommiers, poiriers surtout, afin de donner aux fruits le maximum de séve.

Le composteur : en période sèche, verser un arrosoir d’eau, chaque semaine. Continuer à alimenter le composteur en déchets variés de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre.

Les récoltes : pommes de terre, courgettes, tomates, aubergines, haricots verts, violets ou beurre, laitues, poivrons, oignons, ail, échalotes. A consommer, conserver ou partager !!!

 Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 3 août 2019