Au jardin en janvier 2020

La météo : octobre, novembre et décembre ont clôturé en douceur l’année 2019, par des pluies régulières et abondantes en cumul. Et 2019 a battu à nouveau les records de chaleur et de sècheresse. L’objectif de limiter le réchauffement climatique en 2030 à + 1°5, paraît bien difficile à respecter !!! La 1ère quinzaine de janvier s’annonce douce et humide, le froid est plutôt attendu en fin de mois.

Les outils de jardinage à moteur : tondeuse, débroussailleuse, motobineuse, motoculteur, taillehaie,… doivent pouvoir démarrer facilement et en toute sécurité dans les prochaines semaines. Profiter de l’hiver pour faire l’entretien du matériel ou le confier à un professionnel : moteur, lames, couteaux, fraises.

Les outils à main : vérifier les manches et les remplacer si besoin. Passer une huile de lin sur le bois des manches pour les protéger. Aiguiser les tranchants des fers avec une lime à métaux. Huiler les fers pour les protéger de la rouille : l’huile de vidange convient tout à fait pour cela. Et ranger tous les outils à l’abri.

La lune : sera pleine le 10. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est montante jusqu’au 9, descendante jusqu’au 22 (favorable pour l’ail à planter) puis montante à nouveau, jusqu’au 6 février.

Le travail du sol : lorsque les sols seront moins humides, on pourra retourner la terre du jardin, à la bèche ou à la charrue, si ce n’est déjà fait. Les gelées briseront les mottes et détruiront beaucoup de racines parasites, assurant un sol propre et léger pour les premières cultures de février. Mais on peut aussi se contenter de nettoyer, puis fraiser le sol. En permaculture, on ne laboure pas, mais on couvre la terre, avec un engrais vert, un paillage ou du bois raméal fragmenté.

Les arbres, hors période de gelées, on taille les fruitiers qui produiront des fruits à pépins, donc les pommiers, poiriers, cognassiers, vigne… Le bois de taille sera mis à l’abri de l’humidité, puis broyé, pour obtenir du BRF (bois raméal fragmenté). On peut planter les jeunes arbres et arbustes, jusqu’en mars. C’est le bon moment pour traiter les troncs des fruitiers contre les parasites en les badigeonnant, par temps sec et après brossage, d’un mélange à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise. Voir le livre « je prépare mes potions pour le jardin » de Lepouge (édition terre vivante)

Les arbustes à fruits rouges : rabattre les tiges de framboisiers à 30 cm environ du sol. Tailler les cassissiers et groseillers et enlever le bois mort.

Sous tunnel plastique ou serre, on protége les laitues, carottes et légumes d’hiver restés au jardin, contre les grands froids. On peut compléter en les paillant ou en les entourant de feuilles mortes.

Composteur : l’alimenter réguliérement en feuilles (sauf de noyer), déchets de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre. Noter l’atelier du samedi 11, au marais d’Antoine, à Bourges à 14h : « les bonnes pratiques du compostage »

En cave ou grange : utiliser rapidement les derniers potirons, potimarrons, courgettes, sucrines… avant le démarrage de pourritures. Les cuisiner, les partager, les donner ou les mettre au congélateur, découpés.

Et préparer : son plan de jardin 2020 et ses propositions pour l’assemblée générale du 18 janvier à 9h30.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 janvier 2020