les animaux dans nos jardins et marais

Bonjour amis jardiniers solidaires,

l’année météorologique 2020 connait une douceur exceptionnelle, suite à un hiver quasi exempt de gelées nocturnes. Les records de températures sont battus, chaque mois, et il ne serait pas surprenant que nous connaissions une 3ème année de canicule et de sècheresse successive. Les catastrophes climatiques se poursuivent ici et là, en France comme dans le monde entier. Des orages anormalement chargés en eau (+ de 250 ml en quelques heures) les 12 et 13 juin, ont frappé des départements et des régions dans les Cévennes, l’Auvergne, les Pyrénées, par exemple, causant de gros dégâts sur les infrastructures et les réseaux routiers.

La lutte contre le coronavirus n’aurait-elle pas fermé nos esprits à la lutte contre le réchauffement climatique ? Que sont devenus nos rêves d’une nature préservée, entretenue, valorisée ? 

Suite aux appels répétés et rabâches de rester confiné chez soi, aux menaces de contrôles et de sanctions financières, beaucoup de jardiniers ont pris peur et sont restés cloitrés, entre 4 murs, pendant plus de 2 mois. Et aujourd’hui, chacun s’efforce de corriger les retards et de rattraper le temps perdu.

Distances de sécurité, masques de protection ? Observez simplement les très nombreux promeneurs, sportifs et jardiniers sur les chemins et les parcours des marais, de la trouée verte, du Val d’Auron à Bourges : les plus confinés sont souvent les plus imprudents aujourd’hui et se moquent de ces règles sanitaires, comme si le coronavirus avait totalement disparu.

Dans nos jardins, les zones herbagées, les espaces de biodiversité, les vergers, hébergent à présent beaucoup plus d’animaux. Pigeons, canards, escargots, limaces, rats, ragondins se sont développés et reproduits copieusement. Certains jardiniers les ont même nourris, protégés, hébergés, encouragés. Notre solidarité irait-elle jusqu’à laisser paisiblement dévorer tous nos plants de légumes, tous nos semis et toutes nos cultures ?

Dans les marais de notre association, nous avons ainsi perdu quasiment tous nos plants de choux, de melons, de courgettes, de laitues, de potimarrons, cultivés sous serre. Radis, laitues, pois, choux… ont été aussi méticuleusement consommés par escargots et limaces. Ramasser ces gastéropodes, les déplacer sur la parcelle voisine, amie ou ennemie, est un choix stupide.

Laisser pousser des hautes herbes, des orties, des plantes envahissantes dans les allées et les bordures, c’est permettre à nos amis animaux de se reproduire à l’infini, aux dépens de nos cultures de légumes. Aujourd’hui, le constat est cruel : notre association ne dispose d’aucun légume à vendre. Et chaque semaine, nous devons remplacer les tomates, les courgettes, les plants mangés par les larves ou les adultes, des limaces et escargots, au marais d’Antoine et de Robinson, puis nous faisons de nouveaux semis : hier à nouveau !!! Notre amour des animaux, de la nature et de la biodiversité se heurte à cette réalité : que mangerons-nous dans les prochains mois, si nous continuons ainsi ?

Alors, j’invite tous les jardiniers solidaires, respectueux de la nature et de leurs cultures, à entretenir d’urgence leurs zones enherbées, à les faucher, à les débroussailler ; mais aussi à surveiller cartons, planches, paillis, où se réfugient des quantités impressionnantes de limaces, pour se protéger du chaud soleil d’été.

Les chats, pourtant nombreux dans nos jardins et marais, n’arrivent plus à limiter la population de rats communs, de rats musqués, de ragondins. Ils adorent les céréales et les aliments que nous donnons à nos poules et surtout leurs œufs.  Ce sont des espèces nuisibles, et il faut les piéger. Des cages-pièges sont disponibles sur demande dans les mairies, en prêt.

L’année 2020 a mal commencé. Battons-nous, dans les plus brefs délais, pour qu’elle ne devienne pas davantage une année catastrophe.

Nous comptons sur vous.

Troc de plants et de graines

Franc succès pour notre traditionnel Troc de plants et de graines 2020, qui a eu lieu les 6 et 20 mai, échelonné sur 2 après-midi afin de répondre aux normes sanitaires. Des plants de légumes, de fleurs et de condimentaires ont été échangés à chaque fois par une cinquantaine de participants  lors de ces 2 jours au marais d’Antoine, rue de Babylone.

Matinée Bambouseraie chez Christine!

En adhérant à l’association « Les jardiniers solidaires » on m’avait dit : Tu vas voir tu vas apprendre à jardiner, faire tes légumes, sarcler, biner…

Un beau mensonge oui !!!

Jusqu’à présent, j’ai ramassé de la paille, du crottin de cheval et couper des bambous sans compter le transport de tout cela !

Mais là n’est pas le mensonge car la situation covid a eu raison des rencontres sur le terrain !

Le mensonge, c’est un mensonge par omission. Je l’ai découvert lors de cette matinée chez Christine où j’ai pu apprécier toutes les vertus du bambou qui se transposent si facilement à notre association !

Le bambou pousse serré en colonie de proximité comme les liens qui unissent tous les jardiniers solidaires !

Le bambou pousse très haut, parfois jusqu’à 6 m, mais c’est incomparable à la hauteur des projets de l’association qui unissent terre et ciel !

Le bambou jeune est vert et tendre comme chacun des jardiniers qui font souvent fit de l’âge pour se retrousser les manches

Le bambou vieux est brun et dur, solide comme les fondements de l’association grâce à l’énergie déployée par le comité, président en tête !

Le bambou s’étend allègrement si on le laisse faire comme notre association qui compte chaque année un peu plus d’adhérent !

Le bambou est droit, fier, inspirant respect, comme jamais je n’ai vu un jardinier solidaire courber l’échine !

Mais c’est sans compter toutes les vertus de services que ce bambou va pouvoir nous apporter, renfort des digues des coulants, tuteurs tomates, haricot et j’en passe, assemblages divers, abris pour les abeilles sauvages…

Le bambou prête à l’humour quand on parle de ce …… la. Mais en ces temps actuels, l’humour noir n’est peut-être pas de mise et je préfère la première définition du mot « bamboula » : instrument de musique africain qui invite à une seconde définition plus familière : faire la fête, la java ! Et une fois les bouchons sautés en fin de parcours, la fête était présente, avec son lot de détente après l’effort et de récompense sucrée.

Mais pour en revenir à l’instrument de musique, nous avons été privés de musique et heureusement d’ailleurs car nous n’avons pas hésité à multiplier les mélodies à coup de serpette, scie, sécateurs, scie électrique et même tronçonneuse mais c’était sans compter sur la mélodie des commandements de notre président, Michel, toujours bienveillants, attentionnés et précis qui ont permis de mener cette opération à son terme en un temps « record »

Dorénavant, je ne regarderai plus jamais un morceau de bambou de la même façon tant il représente des valeurs portées par chacun au sein de l’association.

Et comme je l’ai entendu à plusieurs reprises : « c’est chouette ces rencontres, vivement la suivante !

Amicalement

Hombergen Guy