Au jardin en octobre 2019

La météo : Les pluies de fin septembre, 25 à 30 mn en cumul en 9 jours, ne suffisent pas pour compenser le très lourd déficit de 2019. Les niveaux d’eau sont très bas dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. L’alternance de journées ensoleillées et pluvieuses d’octobre profitera aux cultures en place. Les températures continuent de baisser, surtout la nuit. Les 1ères gelées, très précoces en 2016, du 9 au 11 octobre, ne sont pas attendues cette année avant la fin du mois. Si nous avions 16 heures de journée solaire fin juin, nous n’avons plus que 11h30 aujourd’hui. Puis seulement 8 heures fin décembre.

La lune : elle sera pleine le 13 octobre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 4, puis montante jusqu’au 19 et descendante à nouveau jusqu’au 1er novembre.

Le travail du sol : il faudra récolter en fin de mois, les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront nettoyées et pourront être bêchées ou retournées à la charrue, ou fraisées.

Composteur : les déchets verts, feuilles et fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. On peut en profiter pour démarrer un nouveau compost. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités, ou les composter sur place. Arroser une fois par semaine si le temps sec se poursuit, sinon ouvrir le composteur à la pluie.

Les engrais verts : par températures favorables, on peut semer seigle, avoine, vesce, trèfle, phacélie ou navette. En vert, au printemps, ils seront coupés et enfouis pour enrichir la terre en azote.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux sont à repiquer en 1ére quinzaine d’octobre, pour une récolte de printemps. Les stolons de fraisiers bien racinés sont aussi à repiquer, sur terre enrichie de fumier ou compost.

Arbustes : les touffes de framboisiers excédentaires seront déplacées et plantées en fin de mois. Les autres arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Groseilliers, cassissiers, vigne se bouturent facilement en terre propre, riche et humide, ou en arrosant régulièrement si le sol est trop sec.

Récoltes : les légumes et fruits sains en excédent seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut curer les fossés car une vase de 5 à 15 cm se dépose au fond chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou stockée en tas. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 octobre 2019