Au jardin en novembre et décembre 2020

La météo : Octobre nous a enfin, donné des pluies régulières et abondantes, sans dégâts, ni inondations. Mais des arbres à racines peu profondes ont vraiment souffert de cette 3ème année de sècheresse consécutive et beaucoup n’ont pas survécu. Le froid et le gel seront souvent présents en période de pleine lune et par ciel clair, comme ce 4 novembre. La baisse des températures s’accentuera avec la baisse de la durée de la journée solaire : 10 heures le 2 novembre et seulement 8 heures à Noël.

 La lune : elle sera pleine le 30 novembre, puis le 30 décembre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est montante jusqu’au 5 novembre, descendante jusqu’au18 novembre, puis montante à nouveau jusqu’au 2 décembre.

Le travail du sol : il faut finir de récolter les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un voile, un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm de profondeur ou plus, autour des légumes racines que l’on veut garder en terre, pour que l’eau ne stagne pas. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront bêchées ou retournées ou fraisées à la motobineuse ou nettoyées et paillées.

Composteur : les déchets verts, les fanes de légumes, les feuilles mortes abondent. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, (sauf les feuilles de noyer) par petites quantités. Quelques gros vers de terre seront mis au chaud dans le composteur et se nourriront de tous ces déchets, pour les transformer en humus. Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire (3 ou 4 cm) tous les 10 cm de déchets.

Plantations : on peut planter l’ail en novembre et en situation protégée et bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois. Laitues, choux, poireaux peuvent encore être repiqués, en période de douceur, ou sous tunnel.

Bouturage, marcottage, division : c’est le bon moment pour bouturer les arbustes à fruits rouges. Les stolons de fraisiers sont à repiquer en sol riche et propre. Les mûriers, les ronciers se reproduisent aussi facilement par marcottage. Diviser l’oseille pour avoir de nouveaux pieds, c’est facile et enrichissant !

Arbustes et arbres : Les jeunes plants d’arbustes et les arbres pourront être plantés dès début novembre et jusqu’à fin février. En décembre, on pourra, sauf s’il gèle, tailler les arbres fruitiers qui produisent des fruits à pépins.

Récoltes : Les légumes et fruits stockés en cave ou dans un local abrité du froid, sont à surveiller fréquemment, pour éviter le développement de pourritures. On peut aussi donner des excédents, à une association caritative, au CCAS, ou mieux, aux familles en difficultés que l’on connaît. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant : les placer dans une enveloppe ou un pot en verre et les étiqueter.

Outils et manches : l’humidité et le froid les endommagent vite ; donc les ranger à l’abri. On protège les manches en bois par une couche d’huile de lin, et les fers, par de l’huile (de vidange), pour éviter la rouille.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut poursuivre le curage des fossés, car une vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, s’y dépose au fond, chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas, avant de l’incorporer dans le sol, au repiquage.

Ateliers de perfectionnement : bouturage, marcottage, division des plantes ; manches en bois et réparation d’outils ; enrichissement du sol ; taille des fruitiers ; seront proposés dès que la situation sanitaire le permettra.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 4 novembre 2020

Au jardin en octobre 2020

La météo : Les pluies sont enfin arrivées, fin septembre, sans excès ni violence. Elles ne compensent pas encore le très lourd déficit de ce 3ème été sec et chaud. Les niveaux d’eau restent bas dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. Les pluies d’octobre profiteront aussi aux cultures en place. Les températures continuent de baisser, surtout la nuit. Les 1ères gelées, très précoces en 2016, du 9 au 11 octobre, pourraient sévir cette année, avant la fin du mois, compte tenu de l’avance de 3 semaines de la végétation. Si nous avions 16 heures de journée solaire fin juin, nous n’avons plus que 11h30 aujourd’hui. Puis seulement 8 heures fin décembre.

La lune : elle est pleine le 1er et le 31, ce qui fera de 2020 une année de 13 lunes ! Par rapport à la ligne d’horizon, la lune est montante jusqu’au 9, puis descendante jusqu’au 21, puis montante à nouveau jusqu’au 5 novembre.

Le travail du sol : il faudra récolter, les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront nettoyées et pourront être bêchées ou retournées à la charrue, ou fraisées, ou paillées.

Composteur : les déchets verts, feuilles et fanes de légumes sont disponibles au jardin, après récolte. On peut en profiter pour démarrer un nouveau compost. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités, ou les composter sur place. Arroser une fois par semaine en cas de temps sec, sinon ouvrir le composteur à la pluie.

Les engrais verts : par températures favorables, on peut semer seigle, avoine, vesce, trèfle, phacélie ou navette. En vert, au printemps, ils seront coupés et enfouis pour enrichir la terre en azote.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux sont à repiquer en 1ére quinzaine d’octobre, pour une récolte de printemps. Les stolons de fraisiers bien racinés sont aussi à repiquer, sur terre enrichie de fumier ou compost.

Arbustes : les touffes de framboisiers excédentaires seront déplacées et plantées en fin de mois. Les autres arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Groseillers, cassissiers, vignes se bouturent facilement en terre propre, riche et humide, ou en arrosant régulièrement si le sol est trop sec.

Récoltes :  les légumes et fruits sains en excédent seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant et les marquer.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut curer les fossés, car une vase de 5 à 15 cm se dépose au fond chaque année. Cette vase,  très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou stockée en tas. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas.

Au jardin en septembre 2020

La météo : les pluies sont attendues avec impatience sur les sols desséchés. L’été 2020 est le 3è été consécutif très sec et chaud. La végétation a 3 semaines d’avance. En septembre, les températures continueront de baisser, surtout la nuit. Mais nous devrions avoir encore de belles journées ensoleillées.

La lune : pleine le 2 septembre. Par rapport à la ligne d’horizon, la lune est montante jusqu’au 11 ; elle sera descendante jusqu’au 24, puis montante à nouveau jusqu’au 9 octobre.

Le travail du sol : il faut poursuivre les arrosages. Le désherbage est aussi indispensable autour des légumes et le paillage très utile. Les zones libérées après récoltes pourront être bêchées, retournées ou fraisées. Le niveau d’eau est bas dans les fossés, coulants et cours d’eau : en profiter pour retirer la vase.

Au composteur :  les déchets verts et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. Les hacher si possible en petits tronçons, avant de les mettre dans le composteur. Ajouter de la terre (5 à 7 cm environ) aux couches successives, des vers rouges, de l’eau. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur. Penser à arroser en période sèche, une fois par semaine.

Les semis : on peut encore semer la plupart des légumes d’automne-hiver, navet, rave,  radis noir, panais, mâche, laitue scarole et frisée, laitue d’hiver, épinard, oignon blanc ou rouge, radis et choux de printemps. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines.

Poursuivre l’éclaircissage et le repiquage des choux divers, laitues, poireaux, fleurs, en privilégiant la fin d’après-midi et la fraicheur, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : après la formation des fruits, penser à tailler les tiges, 2 feuilles après le fruit, pour favoriser leur grossissement et éviter d’avoir une multitude de petits calibres.

Les tomates : il faut continuer d’éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges, pour soutenir les fruits.  Avec l’arrivée d’un temps plus frais et humide, il faudra peut-être traiter toute la plante, avec de la bouillie bordelaise (agréée en culture bio) ou des décoctions bio. On peut enlever progressivement les feuilles basses pour favoriser le mûrissement des fruits. Lorsque suffisamment de fruits sont formés, penser aussi, à étêter les tiges en septembre, car les fleurs à venir ne pourraient pas venir à maturité à temps.

Les fraisiers : on peut repiquer les stolons de fraisiers bien racinés, dans un sol enrichi de fumier, de  terreau ou de compost.

Récoltes : les récoltes de haricots, tomates, courgettes, aubergines, poivrons se poursuivent. Les potirons, sucrines, potimarrons, potirons peuvent rester encore au jardin, plusieurs semaines. Les excédents sains seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles et personnes en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  

Notre association sera présente le dimanche 13 septembre, à Bourges, aux rives d’Auron, pour la fête des associations, de 10h à 18h : les volontaires seront bienvenus, même pour une heure, sur notre stand C14, en extérieur, près du Muséum.

Au jardin en août 2020

La météo : juillet vient de battre le record du mois le plus sec, jamais enregistré depuis 1959 ! Beaucoup d’interdictions d’arrosage concernent tous les jardiniers, de 8h à 20h, car tous les cours d’eau et les nappes phréatiques sont au plus bas. L’usage des pompes à eau est déconseillé, égoïste, non solidaire, souvent interdit, car jugé irresponsable. Août débute, sec et caniculaire. Les journées solaires diminuent et les températures nocturnes baisseront vite, en 2 è quinzaine.

La lune : elle est montante jusqu’au 14 août, puis descendante du 15 au 28, puis montante à nouveau par rapport à la ligne d’horizon. La lune était pleine le 3.

Le travail du sol : après récolte, un nettoyage à la houe ou à la griffe ou un fraisage à la motobineuse, permettent d’assécher et d’éliminer un maximum de racines d’herbes parasites (les adventices). Le soleil ardent et la chaleur élimineront beaucoup de racines, par temps sec. Ailleurs, il faut désherber et biner souvent, pour privilégier le développement des légumes gourmands en eau. Les entourer de paille, foin, BRF, gazon ou herbe coupée, cartons ou polyamides noirs, c’est préserver la fraicheur, protéger et nourrir les cultures et empêcher la pousse d’herbe.

Les semis : il fait trop chaud et trop sec pour semer. Attendre des températures plus fraiches en 2 è quinzaine d’août pour semer épinards, fenouils, navets, raves, radis noirs, choux de Chine, cerfeuils, laitues, roquettes ; puis mâches et oignons blancs, en fin de mois.

A repiquer : quand les conditions seront favorables, choux divers et de printemps, laitues scaroles et frisées, betteraves rouges, poirées (bettes-cardes), poireaux. Ces plants nécessiteront un arrosage abondant et suivi, si les pluies n’arrivent pas à temps.

Les cucurbitacées : lorsque vous aurez suffisamment de fruits formés, taillez après les 2 feuilles qui suivent le dernier fruit formé, afin d’obtenir de plus gros potirons, potimarrons, sucrines.

Les tomates : supprimer les feuilles touchant le sol, qui peuvent conduire les maladies. Palisser en hauteur et en largeur et attacher les tiges pour soutenir le poids des fruits. Enlever les gourmands, chaque semaine. Récoltes échelonnées jusqu’en novembre, selon météo et soins.

Les traitements : penser à renforcer les légumes exigeants, par un purin dilué (10 à 15 %) à base d’ortie, puis de consoude, puis de prêle.

Les arbres : après récolte des prunes, cerises, péches, tous des fruits à noyau, on peut élaguer en douceur ces fruitiers. Les fruits d’automne murissent en 2020, avec 3 semaines d’avance !

Le composteur : en période sèche, verser un arrosoir d’eau, chaque semaine. Continuer à alimenter le composteur en déchets variés de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre.

Les récoltes : pommes de terre, courgettes, tomates, aubergines, haricots, laitues, poivrons, maïs doux, oignons, ail, échalotes. A consommer, à conserver ou à partager !!!

 Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 9 août 2020

Au jardin en juillet 2020

La météo : le 1er semestre 2020 est le plus chaud jamais enregistré, selon Météo France et il dépasse de 1,8° les températures normales ! Juin nous a apporté une alternance de jours chauds et de fraicheur, et des pluies bienfaitrices. Juillet est annoncé avec des risques d’orages, des journées chaudes et des périodes plus fraiches

La lune : elle sera pleine le 5 juillet. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera descendante jusqu’au 4, puis montante jusqu’au 19 et descendante à nouveau jusqu’au 31 juillet.

Le travail du sol : partout l’herbe pousse très vite et il faut continuer à désherber et tondre, avant la montée en graines, pour favoriser les légumes. Arrachées ou fauchées, les herbes pailleront gratuitement le jardin. De même, le gazon frais, le bois raméal fragmenté, la paille, sont très utiles et nourrissants, autour des tomates, des haricots, des cucurbitacées, des arbres. Autre solution de désherbage : étendre sur le sol un plastique translucide, là où vous voulez détruire l’herbe ou le gazon, après fauchage ou tonte. Le chaud soleil de juillet, en quelques jours, grillera tout sous le plastique et vous pourrez cultiver à nouveau cette surface après un simple passage de râteau ou de motobineuse. C’est une technique naturelle, gratuite et efficace !

Les semis : on peut semer à présent, les légumes de notre région, en pleine terre, en vue des récoltes d’automne-hiver. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée rapide et régulière des graines et la croissance des plants. Beaucoup de graines craignent la chaleur et germent très mal en juillet.

Semer les haricots que vous voulez consommer plus tard en vert ou mettre en conserve ou au congélateur. Exemple : la récolte débutera début septembre, pour un semis fait le 4 juillet et elle durera près de 6 semaines, selon la richesse du sol, la météo et les soins apportés par le jardinier. Mais on déconseille de semer les haricots après le 14 juillet, car les récoltes seraient retardées et ruinées par les premiers froids d’octobre. Semer quelques capucines entre les rangs, pour y attirer et fixer les pucerons, puis les coccinelles qui s’en régaleront.

Poursuivre le repiquage des betteraves rouges, choux divers, laitues, céleris, poireaux, tomates, fleurs…, en privilégiant la fin d’après-midi, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : on peut encore semer ou repiquer ces légumes qui aiment les sols riches, la chaleur et l’eau, en pleine terre. La récolte sera ainsi étalée et retardée de quelques semaines, en automne.

 Les tomates : il faut chaque semaine éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges.

Traitements, purins : c’est le bon moment pour renforcer vos plants et prévenir les maladies. Orties, prêles, consoudes, abondent dans les marais de Bourges. Voir aussi l’excellent livre « je prépare mes potions pour le jardin », chez terre vivante, écrit par Brigitte Lapouge-Déjean et Serge Lapouge. Disponible et gratuit, dans la bibliothèque de l’association, ouverte les mercredis et vendredis, de 18 à 19h, au marais de Robinson, à Bourges

Pensez aussi à vos vacances : les amis, la famille, les voisins, les jardiniers solidaires, peuvent veiller sur vos cultures en votre absence et arroser aussi, si besoin, tôt le matin ou tard le soir ! Juillet est un mois de récoltes pour les 1éres tomates, pommes de terre, haricots nains, laitues, courgettes, aulx, échalotes et les pois tardifs. Sachez remercier vos assistants jardiniers avec quelques uns de ces légumes frais ! Les fanes de légumes seront incorporées en couches fines dans le composteur ; pensez à l’humidifier en cas de temps sec et chaud.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 juillet 2020

Au jardin en mai 2020

La météo : après 5 semaines de temps sec et chaud, les pluies sont enfin arrivées, régulières.

Selon Météo France, les 4 premiers mois de 2020 ont été supérieurs de 2,3° aux températures normales. Avril a atteint +3,1°. Autre record battu : du 1er juin au 30 avril, ces 11 mois ont enregistré une hausse des températures en continu, par rapport aux normales mensuelles. Et même si on parle encore des « saints de glace », les gelées nocturnes ont disparu depuis les années 2010, des relevés de mai. Les températures de nuit resteront  inférieures à 15° jusqu’à la mi-mai.

La lune : elle sera pleine le 7 mai. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera descendante du 1er au 10 mai, puis montante du 11 au 25, puis descendante à nouveau, du 26 mai au 7 juin.

Le travail du sol : désherber et éclaircir les semis. Plein moment aussi pour tondre les allées, où l’herbe pousse très vite. Orties, consoudes, prèles sont en plein développement et à récolter pour préparer les potions naturelles. Butter et pailler autour des pommes de terre et des pois.

Jusqu’à la mi-mai : sous abri, continuer les semis de tomates, poivrons, aubergines, céleris, basilics et courgettes, afin d’étaler les productions futures. Penser à aérer aux heures chaudes et à humidifier ces semis. Réserver des plants, pour le troc des jardiniers solidaires, organisé au marais d’Antoine à Bourges, les mercredis 6 et 20 mai de 14 à 18h. On pourra repiquer les plants prêts, plutôt en fin de mois, sinon il faudrait les protéger la nuit, contre les températures actuelles, trop basses.

Il est encore temps en début de mois, de planter en pleine terre : pommes de terre tardives, topinambours, estragon, artichauts, fraisiers et de semer les petits pois en lignes.  Semer aussi en lignes le maïs doux ;  on pourra semer entre les lignes de maïs, début juin, des haricots grimpants de type « tarbais » ou « mogette » ou « chili », qui s’enrouleront sur les tiges de maïs comme sur des tuteurs et seront récoltés secs, en grains, en octobre ou novembre prochains.

A partir du 15 mai : On pourra semer en pleine terre, la plupart des légumes : carotte, épinard, cerfeuil, choux, poirée, radis, fenouil, laitue d’été, panais, salsifis, poireau, navet, betterave rouge, courgette, thym, persil, ciboulette, sarriette, coriandre, aneth. Sans risque, tous les types de haricots, nains ou grimpants, seront semés, en poquets de 4 ou 5 graines, ou en ligne, pour une 1ère récolte dans 2 mois. Les protéger contre les attaques de pucerons en semant aussi une graine de capucine, tous les 2 mêtres : les fleurs attireront les coccinelles qui se régaleront des pucerons !

Les cucurbitacées : potiron, potimarron, sucrine, butternut, melon, concombre… ont besoin de chaleur et d’eau. Attendre fin mai, pour les semer sur des trous emplis de fumier et de terreau ou compost, puis les repiquer, en évitant les mélanges et la proximité de variétés différentes.

Petits pois : les semis d’avril sont à protéger, butter et ramer. Piquer des branchages tous les 10 cm pour soutenir les plants qui vont croître vite et haut. Ou tendre un filet ou un grillage entre les 2 lignes. Faire un dernier semis pour récolter en été.

Escargots et limaces : en pleine reproduction, ils adorent les jeunes plants et les semis « verts ». 

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 4 mai 2020

Au jardin en mars avril 2020

La météo : depuis l’automne, les pluies régulières et abondantes ont arrosé les sols, sans trop de dégâts.

Nouveaux records de chaleur battus cet hiver : + 2,7° selon Météo France !!! Fin mars s’annonce avec des températures en baisse et des gelées nocturnes : -1 à -3°. Gelées nocturnes possibles encore jusqu’en avril. 

Les outils de jardinage : doivent être prêts à l’emploi, propres et aiguisés.

La lune : sera pleine le 8 avril. Elle est montante du 18 au 31 mars, puis descendante jusqu’au 13 avril, puis montante à nouveau jusqu’au 28. Selon les spécialistes, en lune descendante, on peut favorablement « récolter les légumes racines, couper le bois, tailler, planter, repiquer, travailler le sol et l’enrichir ». La lune montante « favorise la montée de sève et est favorable aux greffes et aux récoltes de fruits »

Le travail du sol : les terres retournées depuis plusieurs semaines ou mois sont prêtes pour les 1ers semis ou plantations, si elles ne sont pas trop humides. S’il reste des parcelles enherbées, Il faut terminer de les retourner à la bèche, à la grelinette ou à la charrue ou par fraisage, après tonte ou fauchage. 

Les fossés, canaux et rivières : lorsque le niveau d’eau sera au plus bas, il faudra retirer sans tarder, la vase accumulée, pour permettre l’écoulement des eaux et des crues éventuelles. La vase, très riche, servira après séchage, pour les semis et les repiquages.

Les arbres : Le bois de taille sera mis à l’abri de l’humidité et non brûlé, puis broyé, pour obtenir du BRF

(bois raméal fragmenté) On peut traiter les troncs des fruitiers contre les parasites, en les badigeonnant, par temps sec, d’un mélange à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise (admise en bio). Voir le livre « je prépare mes potions pour le jardin » de Lepouge (édition terre vivante)

En pleine terre : Hors gel, repiquer laitues, choux cabus, persil, ciboulette, fraisiers, artichauts et planter pois, oignons, échalote, ail. Diviser ciboulette, estragon, oseille, cive, pour obtenir de nouveaux plants et les repiquer. Tenter les 1 ères pommes de terre, en avril, en sol favorable et asséché.

Sous tunnel plastique : semer radis, carottes, laitues, choux d’automne, poireaux, navets

Sous serre ou en caissettes placées à l’intérieur de l’habitation : semer basilic, thym, persil, ciboulette. Attendre la fin mars ou le mois d’avril, pour semer tomate, aubergine, poivron, piment, céleri qui seront mis en place au jardin, en mai ; les semis plus précoces, repiqués en avril, obligeront en effet à protéger les plants contre la fraicheur et les froids nocturnes. Utiliser un mélange de bio-compost et de terre végétale (+ sable, si besoin)

Composteur : le compost prêt peut être retiré, pour enrichir le sol des semis et des plantations, au fur et à mesure des besoins. Le composteur est alimenté en continu et humidifié si nécessaire.

Confinement : profitons de ces restrictions pour ranger notre atelier ou cabane, trier, réparer les outils.

Faire semis et plantations, dans son jardin proche de son domicile ou attenant. Et espérer pouvoir aller travailler dans nos jardins et marais plus éloignés, dès que nous y serons autorisés. Les jardiniers amateurs doivent être soutenus et encouragés. Arrétons de les pénaliser, menacer et sanctionner.  

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires le 22 mars 2020

Au jardin en janvier 2020

La météo : octobre, novembre et décembre ont clôturé en douceur l’année 2019, par des pluies régulières et abondantes en cumul. Et 2019 a battu à nouveau les records de chaleur et de sècheresse. L’objectif de limiter le réchauffement climatique en 2030 à + 1°5, paraît bien difficile à respecter !!! La 1ère quinzaine de janvier s’annonce douce et humide, le froid est plutôt attendu en fin de mois.

Les outils de jardinage à moteur : tondeuse, débroussailleuse, motobineuse, motoculteur, taillehaie,… doivent pouvoir démarrer facilement et en toute sécurité dans les prochaines semaines. Profiter de l’hiver pour faire l’entretien du matériel ou le confier à un professionnel : moteur, lames, couteaux, fraises.

Les outils à main : vérifier les manches et les remplacer si besoin. Passer une huile de lin sur le bois des manches pour les protéger. Aiguiser les tranchants des fers avec une lime à métaux. Huiler les fers pour les protéger de la rouille : l’huile de vidange convient tout à fait pour cela. Et ranger tous les outils à l’abri.

La lune : sera pleine le 10. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est montante jusqu’au 9, descendante jusqu’au 22 (favorable pour l’ail à planter) puis montante à nouveau, jusqu’au 6 février.

Le travail du sol : lorsque les sols seront moins humides, on pourra retourner la terre du jardin, à la bèche ou à la charrue, si ce n’est déjà fait. Les gelées briseront les mottes et détruiront beaucoup de racines parasites, assurant un sol propre et léger pour les premières cultures de février. Mais on peut aussi se contenter de nettoyer, puis fraiser le sol. En permaculture, on ne laboure pas, mais on couvre la terre, avec un engrais vert, un paillage ou du bois raméal fragmenté.

Les arbres, hors période de gelées, on taille les fruitiers qui produiront des fruits à pépins, donc les pommiers, poiriers, cognassiers, vigne… Le bois de taille sera mis à l’abri de l’humidité, puis broyé, pour obtenir du BRF (bois raméal fragmenté). On peut planter les jeunes arbres et arbustes, jusqu’en mars. C’est le bon moment pour traiter les troncs des fruitiers contre les parasites en les badigeonnant, par temps sec et après brossage, d’un mélange à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise. Voir le livre « je prépare mes potions pour le jardin » de Lepouge (édition terre vivante)

Les arbustes à fruits rouges : rabattre les tiges de framboisiers à 30 cm environ du sol. Tailler les cassissiers et groseillers et enlever le bois mort.

Sous tunnel plastique ou serre, on protége les laitues, carottes et légumes d’hiver restés au jardin, contre les grands froids. On peut compléter en les paillant ou en les entourant de feuilles mortes.

Composteur : l’alimenter réguliérement en feuilles (sauf de noyer), déchets de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre. Noter l’atelier du samedi 11, au marais d’Antoine, à Bourges à 14h : « les bonnes pratiques du compostage »

En cave ou grange : utiliser rapidement les derniers potirons, potimarrons, courgettes, sucrines… avant le démarrage de pourritures. Les cuisiner, les partager, les donner ou les mettre au congélateur, découpés.

Et préparer : son plan de jardin 2020 et ses propositions pour l’assemblée générale du 18 janvier à 9h30.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 janvier 2020

Au jardin en novembre et décembre 2019

La météo : Octobre nous a, enfin, donné des pluies régulières, bénéfiques et au total assez abondantes, sans dégâts, ni inondations. La végétation en a bien profité, les champignons aussi, mais les nappes phréatiques restent très déficitaires et basses. Des arbres à racines peu profondes ont souffert de cette 2ème année de canicule consécutive et ne survivront pas. En périodes nuageuses ou pluvieuses, le risque de gelée nocturne est écarté. Le froid est plutôt attendu et à craindre en décembre, à présent. La baisse des températures va se poursuivre avec la baisse de la journée solaire : 8 heures à Noël, contre plus de 16 h fin juin et 10 h ce 2 novembre.

 La lune : elle sera pleine le 12 novembre, puis le 12 décembre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est  montante jusqu’au 10 novembre, descendante jusqu’au 28 novembre, puis montante à nouveau jusqu’au 12 décembre.

Le travail du sol : il faut finir de récolter les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un voile, un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm de profondeur ou + autour des légumes racines que l’on veut garder en terre, pour que l’eau ne stagne pas. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront bêchées ou retournées ou fraisées à la motobineuse ou nettoyées et paillées.

Composteur : les déchets verts, les fanes de légumes, les feuilles mortes abondent. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, (sauf les feuilles de noyer) par petites quantités. Quelques gros vers de terre seront mis au chaud dans le composteur et se nourriront de tous ces déchets, pour les transformer en humus. Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire (3 ou 4 cm) tous les 10 cm de déchets.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais en pleine terre, on peut planter l’ail  jusqu’à fin novembre et en situation protégée et bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux peuvent encore être repiqués, en période de douceur, ou sous tunnel.

Bouturage, marcottage, division : un atelier de jardinage est organisé dans notre marais d’Antoine, rue de Babylone à Bourges, samedi 9 novembre à 14 h. Gratuit pour les adhérents, 4 € pour les non-adhérents.

Arbustes et arbres : Les jeunes plants d’arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Et en décembre, on pourra commencer, sauf s’il géle, à tailler  les arbres fruitiers qui produisent des fruits à pépins. Mario, notre spécialiste, perfectionnera les volontaires, à la taille fruitiére, à Bourges, samedi 7 décembre à 14 h, puis le 29 février 2020, ce sera l’atelier greffe (greffe à l’anglaise). Une invitation précisera les détails de ces ateliers.

Récoltes : Les légumes et fruits stockés en cave ou dans un local abrité du froid, sont à surveiller fréquemment, pour éviter le développement de pourritures. On peut aussi donner des excédents, à une association caritative, au CCAS, ou mieux, aux familles en difficultés que l’on connaît. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant : les placer dans une enveloppe ou un pot en verre et les étiqueter.

Outils et manches : l’humidité et le froid les endommagent vite ; donc les ranger à l’abri. On protége les manches en bois par une couche d’huile de lin, et les fers, par de l’huile (de vidange), pour éviter la rouille.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut poursuivre le curage des fossés, car une vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, s’y dépose au fond, chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas, avant de l’incorporer dans le sol, au repiquage.

Au jardin en octobre 2019

La météo : Les pluies de fin septembre, 25 à 30 mn en cumul en 9 jours, ne suffisent pas pour compenser le très lourd déficit de 2019. Les niveaux d’eau sont très bas dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. L’alternance de journées ensoleillées et pluvieuses d’octobre profitera aux cultures en place. Les températures continuent de baisser, surtout la nuit. Les 1ères gelées, très précoces en 2016, du 9 au 11 octobre, ne sont pas attendues cette année avant la fin du mois. Si nous avions 16 heures de journée solaire fin juin, nous n’avons plus que 11h30 aujourd’hui. Puis seulement 8 heures fin décembre.

La lune : elle sera pleine le 13 octobre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 4, puis montante jusqu’au 19 et descendante à nouveau jusqu’au  1er novembre.

Le travail du sol : il faudra récolter en fin de mois, les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront nettoyées et pourront être bêchées ou retournées à la charrue, ou fraisées.

Composteur : les déchets verts,  feuilles et  fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. On peut en profiter pour démarrer un nouveau compost. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités, ou les composter sur place. Arroser une fois par semaine si le temps sec se poursuit, sinon ouvrir le composteur à la pluie.

Les engrais verts : par températures favorables, on peut semer seigle, avoine, vesce, trèfle, phacélie ou navette. En vert, au printemps, ils seront coupés et enfouis pour enrichir la terre en azote.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux sont à repiquer  en 1ére quinzaine d’octobre, pour une récolte de printemps. Les stolons de fraisiers bien racinés sont aussi à repiquer, sur terre enrichie de fumier ou compost.

Arbustes : les touffes de framboisiers excédentaires seront déplacées et plantées en fin de mois. Les autres arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Groseillers, cassissiers, vigne se bouturent facilement en terre propre, riche et humide, ou en arrosant régulièrement si le sol est trop sec.

Récoltes :  les légumes et fruits sains en excédent seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut curer les fossés car une vase de 5 à 15 cm se dépose au fond chaque année. Cette vase,  très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou stockée en tas. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 octobre 2019