DOSSIER : La sécurité et les bonnes postures au jardin

Outils et matériels :

Ils doivent être facilement accessibles : un rangement cohérent, visible.

Entretenus régulièrement : les fers, les tranchants, les manches, les lames, les moteurs, les câbles d’alimentation.

Sécurisés : bien lire la notice technique d’utilisation détaillée avant la première utilisation. Utiliser de préférence un matériel récent, car les sécurités sont meilleures, souvent plus faciles d’accès (débrayage, coupure moteur très rapide, facilité d’utilisation notamment).

Adaptés – à mes besoins : surface à entretenir, nature du sol, hauteur des haies et arbres, terrain plat ou pentu ou bosselé.

  • à ma morphologie : poids des outils, largeur de travail au sol, longueur de coupe (arbres et haies), longueur du manche, largeur du tranchant

  • à mes choix de culture : en lignes, en planches, en carrés, avec ou sans obstacles (arbustes, arbres, décorations, meubles de jardin, constructions)

Essayés en présence d’un professionnel ou d’un jardinier expérimenté, la première fois : démonstration en jardin, conseils, manœuvres simples ou délicates ou risquées, position des sécurités sur le matériel motorisé.

Chaussures, vêtements, protections, selon le travail à effectuer :

On peut investir sur des chaussures de sécurité : semelles, embouts renforcés, lacets, résistance, protection des chevilles.

Des vêtements professionnels : pantalons anti coupures, vestes, combinaisons.

Des protections spécifiques : masques, visières, lunettes, gants, harnais antichute, bouchons antibruit, casque antibruit.

Mais aussi, ceintures dorsales, ceinture de flanelle comme nos grands parents, bracelets en cuir…

On s’adapte à la météo, mais on reste couvert, même en été, pour se protéger des coupures, hématomes, piqûres, coups de soleil.

On évite de travailler par temps de pluie ou sur terrains ou haies humides.

Activités à risques aggravés : à faire par temps sec

Taille en hauteur : taille fruitière sur arbres de haute ou demie tige, taille de haies en largeur et en hauteur, taille d’arbustes décoratifs. Privilégier escabeaux et échafaudages.

Débroussaillage : la faux, le débroussailleur à fil, le débroussailleur à lame (coupante), la tondeuse-débroussailleuse.

Broyage de branches et de végétaux : le broyeur à moteur électrique ou thermique.

Elagage et coupe d’arbres : la tronçonneuse.

Taille d’arbustes : le taille-haies.

Travail du sol : la motobineuse, le motoculteur.

L’entretien de rosiers et arbustes piquants (ronces, mûriers) : le sécateur.

La protection au sol :

Le terrain doit être sans obstacles, les haies taillées, les outils rangés, les câbles et tuyaux enroulés, les piquets et tuteurs rangés. Enlever les déchets et végétaux coupés avant fraisage ou labourage du sol. Dégager les allées et zones de passage, pour ne pas être gêné ou blessé par les branches basses.

Prendre le temps de ranger et ramasser ce qui peut gêner les manœuvres, avant de travailler : c’est déjà éviter des pertes de temps ensuite, des chutes, des glissades, des accidents.

Mon corps en forme :

Je vérifie que je suis à jour de mes vaccins : antitétanique surtout.

Je peux aussi accéder facilement à une trousse de secours.

J’évite les travaux à risques si je suis fatigué, ou si j’ai bu de l’alcool.

Avant tout travail très physique, je prends le temps de m’échauffer.

Je respecte le bon usage des outils et matériels.

Je réfléchis avant d’agir :

L’activité de jardinage est parfois difficile et travailler avec sa tête d’abord, permet de trouver des solutions de jardinage plus économes en efforts physiques et donc en fatigue.

Je ne me donne pas d’impératif :

Pas besoin de vouloir terminer dans la journée, un travail qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Si besoin, je terminerai demain ou un autre jour, dans de bonnes conditions.

Postures : le ventre, le bassin :

En jardinage, le ventre, le bassin, sont « notre 2 ème tête pensante » : ils dirigent et permettent tous les mouvements, toutes les torsions du corps.

Solliciter mon coté droit comme mon gauche :

En jardinant, j’ai tendance à utiliser le même côté pour piocher, ratisser, bécher. Mais cela ne fait travailler qu’un seul côté de mon corps, le droit ou le gauche. A long terme, l’autre côté va être moins musclé et je risque un déséquilibre de la colonne vertébrale.

En piochant, ratissant ou bêchant, je dois penser à changer de bras – et de jambe – par exemple toutes les 10 minutes, ou à la fin d’une ligne ou d’une largeur de travail.

Eviter de peiner :

Le travail du jardin est certes difficile, mais je dois penser aussi à me faciliter les tâches, à ne pas peiner inutilement. Pour les gros travaux, un matériel motorisé pourra œuvrer plus vite et presque sans effort. Des outils, des matériels bien réglés, bien entretenus, passeront aisément sur le sol, sans solliciter vraiment d’effort physique : par exemple une motobineuse, un motoculteur.

Le jardinage doit rester un plaisir :

Et non une torture du corps. En jardinant, je dois me détendre, penser à autre chose, découvrir des astuces. Je dois y trouver du plaisir, de la satisfaction et si possible des résultats !!!


Michel Besse, avec la contribution active de Jean-François Billey, 30-4-2015

les jardiniers solidaire, maison des associations, 28 rue Gambon, 18.000 Bourges

courriel : lesjardinierssolidaires@orange.fr ; site https://lesjardinierssolidaires.org/

Laisser un commentaire