Les jardiniers solidaires des familles en 2019

Cette action, initiée dans le Cher en 1995, permet de collecter des fruits et légumes frais en excédent, auprès des jardiniers amateurs, pour en faire bénéficier les familles en difficulté, suivies par les services sociaux, les Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS) ou les associations distributrices d’aide alimentaire. L’actualité économique et sociale nous rappelle, hélas, la fragilité des situations et le Cher comptabilise beaucoup trop de personnes et de familles défavorisées. Cette action se poursuit donc en 2019.

Les distributions alimentaires dans le Cher doivent être complétées par des produits frais, des légumes et des fruits, donnés par des entreprises et des particuliers. Il faut continuer notre action, pour que les familles en difficulté puissent avoir des repas réguliers et équilibrés, du 1er janvier au 31 décembre. En 2019, des adultes et des enfants sont encore sans nourriture suffisante, près de nous.

Depuis février 2014, les jardiniers solidaires sont regroupés en association, pour mettre en commun, formation, perfectionnements, compétences, bibliothèque, graines, plants, paille, outils, amendements, jardins partagés, et coups de main, selon les besoins. L’association forme des personnes débutantes au jardinage maraîcher et aux pratiques respectueuses de l’environnement : ainsi 105 nouveaux jardiniers, âgés de 18 à 77 ans, ont été formés depuis 2013, hommes et femmes du Cher. La prochaine formation d’une durée de 20 heures, en salle et en jardin, aura eu lieu à Bourges, en soirée, les mardis et jeudis, de 18 à 20h, du 19 mars au 18 avril, avec un suivi des stagiaires assuré pendant un an, gratuitement. La formation suivante est prévue du 11 mai au 15 juin 2019, sur 6 samedis matins consécutifs et de 8h30 à 12h. Les jardiniers solidaires cultivent aujourd’hui 5100 m2 de jardins à Bourges, divisés en 26 parcelles partagées, après remise en culture de 4 marais en friche. Nos excédents sont remis à des familles, à des demandeurs d’asile et à des associations d’aide, comme les restos du cœur.

Il nous faut aussi, veiller à ne pas laisser des fruits et légumes, pourrir dans nos jardins ou sur nos étagères.

En préparant leur parcelle, les jardiniers pourront prévoir pour 2019, quelques graines et plants supplémentaires “solidaires.” Bien sûr, leurs proches en bénéficieront en priorité, mais ces fruits et légumes frais seront aussi, vraiment appréciés par les familles en difficulté. Des graines et des plants de saison seront disponibles et échangeables, le mercredi 15 mai, de 16h à 20h, sur notre stand de « TROC » sur le parking du marais St-Paul, Bd de l’Industrie, à Bourges (situé entre la Trouée verte et le camping municipal)

Vous pouvez apporter vos excédents de fruits et légumes
directement aux familles défavorisées
et aux organisations de votre choix

ou vous mettre en relation avec le CCAS ou l’association distributrice d’aide alimentaire de votre commune,
si vous êtes éloigné de Bourges

Merci à tous les jardiniers solidaires pour leur participation et leurs apports en produits frais, même en petite quantité.

Contact :

Association « les jardiniers solidaires »,
maison des associations, 28 rue Gambon, 18000 Bourges.
Tél 02-48-64-72-75 ou 06-51-72-96-18 ;
courriel : lesjardinierssolidaires@orange.fr

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Dernière session d’initiation avec les enfants de l’école Beaumont-Carolus de l’éco-quartier Baudens

Jeudi 28 juin les écoliers de CM1 de Beaumont-Carolus étaient au jardin de Baudens, pour achever la mise en culture des dernières parcelles. Désherbage, buttage, repiquage et semis étaient prévus : les 15 parcelles de 6 m de long sur 1m60 de large sont ainsi toutes occupées.

Crédit photo /Dne/Yo/

C’était la dernière séquence de jardinage pour ces 25 garçons et filles de 9-10 ans et ils ont bien travaillé, en salle depuis décembre, puis en jardin depuis avril. Sur un sol ingrat, pauvre et argileux, ils ont réussi, en utilisant un compost agrée bio, à produire légumes et fleurs. Au-delà de cette année scolaire qui s’achève, ils pourront revenir sur ce jardin, pour l’entretenir, récolter…, avec l’aide de leurs parents, amis, des bénévoles du quartier et des jardiniers solidaires.

Vers 15h15, l’association formatrice, “les jardiniers solidaires” a offert à tous le verre de jus de fruit et les gâteaux assortis, pour les remercier de cet investissement plutôt réussi, sous l’accompagnement de Me Pellentz, leur institutrice.

Nous vous invitons, si vous le pouvez, à venir découvrir ce jardin pédagogique et écologique, crée sur 192 m², et cultivé avec passion par ces “graines de jardiniers de Baudens”.

Il nous reste un peu de bricolage et d’entretien à faire sur ce jardin de ville situé dans la cour d’honneur de l’ancien hôpital militaire de Baudens, près de la chambre de métiers et de Pôle Emploi. Et la signalétique est à améliorer, car non réalisée, hélas, par nos partenaires associés, malgré leurs engagements initiaux.

Mais cette initiation au jardinage démarrée en décembre dernier, avec l’école de Beaumont-Carolus, s’est avérée fructueuse, les 25 enfants de 9 et 10 ans s’étant beaucoup investis sur toutes les tâches proposées. Michel Besse et Christian de Lignières ont assuré les cours, puis Luis Ansede et Mario Soares sont intervenus pour les séquences pratiques au jardin. Malgré des conditions climatiques défavorables longtemps et un sol ingrat, pauvre et argileux, les jardiniers solidaires ont pu assurer avec les enfants, des cultures variées, dont les cueillettes seront étalées jusqu’en novembre 2018.

Les conditions climatiques n’ont pas souvent été favorables, le sol du jardin de Baudens s’est avéré très argileux, caillouteux et pauvre. Et cependant, les élèves de votre classe de CM1, ont suivi avec attention et passion, tous ces travaux, parfois difficiles. Nous espérons que ces enfants pourront aller, seuls ou avec leur famille, voir au jardin, l’évolution de leurs cultures. En fin de journée, les volontaires, enfants et adultes, seront toujours bienvenus, pour arroser, désherber, attacher, repiquer et cueillir raisonnablement.

Des parents, amis, voisins et des enfants eux-mêmes ont prévu de venir pendant les vacances scolaires continuer à entretenir ce jardin pédagogique et écologique. Nous leur apporterons aussi une présence de temps en temps, pour consolider travail et résultats.

Au jardin en novembre et décembre 2017

La météo : les premières gelées, jusqu’à -2° par endroits, sont arrivées le 31 octobre dans le Cher. Les températures nocturnes restent, en novembre, basses et les gelées deviennent plus fréquentes. Cependant en périodes nuageuses ou pluvieuses, le risque de gel est souvent écarté. En journée, la baisse des températures est forte, depuis début novembre et va se poursuivre en décembre. L’hiver pourrait s’installer cette année, avec 2 semaines d’avance. Les observations météo, depuis mars, signalent +1° à +1,6° par rapport aux 30 dernières années : rester en deçà de 2° d’augmentation des températures, en 2030, sera donc difficile.

La lune : elle était pleine le 4 novembre et sera pleine à nouveau le 3 décembre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle était montante jusqu’au 7, sera descendante jusqu’au 21 et montante à nouveau jusqu’au 4 décembre.

Le travail du sol : il faut finir rapidement, de récolter les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm de profondeur ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront bêchées ou retournées à la charrue ou fraisées à la motobineuse.

Composteur : les déchets verts, les fanes de légumes, les feuilles (sauf de noyer) sont compostables. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités. Quelques gros vers de terre seront mis au chaud dans le composteur et se nourriront de tous ces déchets, pour les transformer en humus. Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire (3 ou 4 cm) tous les 10 cm de déchets.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux peuvent encore être repiqués, en période de douceur, ou sous tunnel.

Arbustes et arbres : Les arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Et on peut commencer, sauf s’il géle, à tailler pommiers, poiriers et tous les fruitiers qui produisent des fruits à pépins. Notez que le samedi 9 décembre, à 14 h, Mario, notre chef de culture, initiera et perfectionnera les volontaires, à la taille fruitiére, dans un verger de l’association ou d’un adhérent, à Bourges. Une invitation précisera les détails de cet atelier de taille.

Récoltes : Les légumes et fruits stockés en cave ou dans un local abrité du froid, sont à surveiller fréquemment, pour éviter le développement de pourritures. On peut aussi donner des excédents, à une association caritative, au CCAS, ou mieux, aux familles en difficultés que l’on connaît. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant : les placer dans une enveloppe ou un pot en verre et les étiqueter.

Outils et manches : l’humidité et le froid les endommagent vite ; donc les ranger à l’abri avant l’hiver. On protége les manches en bois par une couche d’huile de lin et les fers, par de l’huile de vidange, pour éviter la rouille.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut poursuivre le curage des fossés, car une vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, s’y dépose au fond, chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou stockée en tas avant de l’incorporer dans le sol au béchage. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 10 novembre 2017

L’enrichissement du sol

Nous avions 16 participants, dont 8 adhérents, pour cet atelier sur les pratiques d’enrichissement du sol au jardin, animé par Michel Besse et Mario Soares, avec l’appui judicieux de Yannick Rousselot. Les présents connaissaient beaucoup de techniques, mais ont appris aussi, grâce aux apports de chacun et aux échanges très riches et complémentaires, sur ce sujet.

Surprise à 15h : l’arrivée d’une équipe de France 3 Centre-Val de Loire, venue filmer et interviewer !!! Le reportage n’est pas passé hier soir, au journal régional de 19h, comme annoncé ; peut-être ce soir ou lundi ? Le journaliste connaissait plutôt bien ce théme de l’enrichissement des sols et a questionné Marie-Ange, Patrick, puis Michel en final.

Parmi les 8 non-adhérents qui ont participé à cet atelier, nous avons eu le plaisir d’enregistrer 7 adhérents nouveaux et intéressés ! Nous leur souhaitons la bienvenue parmi les jardiniers solidaires et nous essaierons d’être à la hauteur de leurs attentes.

Merci enfin à Christian, Laurence, Olivier et Mario, pour leur aide précieuse pour l’installation des tables et chaises, de la signalétique, des affiches et pour l’accueil des participants.


affiche enrichissement du sol 8-11-2017

L’association « Les Jardiniers Solidaires » propose un perfectionnement sur les diverses solutions d’enrichissement du sol, au jardin, ouvert à tous Le samedi 18 novembre 2017 de 14h à 16h30, à Bourges.

En salle de formation de l’association du 121

121 Bd de l’avenir (à côté de Biocoop)

Tout ce que vous voulez savoir sur les techniques d’enrichissement du jardin :

  • les plus anciennes,
  • les plus récentes,
  • les plus naturelles,
  • les chimiques,
  • les plus chères,
  • les gratuites

Présentées par des jardiniers solidaires expérimentés
Participation aux frais : 3€
Gratuit pour les adhérents de l’association

L’écoquartier Baudens mobilise les mains vertes

Petits et grands jardiniers ont planté des boutures de framboisiers, de groseilliers, de vigne et de cassissiers.?

© photo I.Coudrat

Le cours de bouturage organisé hier matin au cœur de l’écoquartier Baudens, avec l’association les jardiniers solidaires, marque le coup d’envoi d’une série d’actions dédiées au jardinage collectif.

Les idées poussent du côté de l’écoquartier Baudens, qui continue d’animer et d’embellir ses espaces verts pour le plus grand plaisir des résidents et des riverains.

Tous ceux qui souhaitaient apprendre quelques rudiments jardiniers ou se perfectionner, étaient invités, hier matin, à mettre la main au terreau, sous les conseils avisés de l’association les jardiniers solidaires et de son président Michel Besse (*).

La pluie et les éclaircies ont planté le décor… et les mains vertes, boutures de cassis, de groseilliers, de vignes et de framboisiers.

 Des pots, de la terre, et du compost maison récolté dans les conteneurs installés à dessein il y a six mois au pied des logements, et le tour était joué.

La formule a fait mouche, et séduit petits et grands. L’objectif à moyen terme ? Créer une parcelle potagère que s’approprieraient les habitants du quartier, un peu comme sur le modèle des jardins partagés qui font l’unanimité dans le quartier Aéroport.

Mobiliser les habitants, et créer du lien social autour d’une activité à la fois utile et ludique s’enracine avec succès et porte ses fruits dans l’écoquartier Baudens qui ratisse large. Les jardiniers solidaires cultivent en effet un projet avec l’école Beaumont. Après les fleurs qu’ils ont semées l’été dernier, les enfants devraient bientôt apprendre à planter des légumes, et à faire leur potager.

(*) L’action était également réalisée en partenariat avec le Conseil départemental, la Ville de Bourges, Bourges Plus, la Sem territoriale et l’OP HLM du Cher.

Isabelle Coudrat

http://www.leberry.fr/bourges/environnement/2017/10/01/lecoquartier-baudens-mobilise-les-mains-vertes_12572041.html

Fête des associations

Fête des associations de Bourges et du Cher, beau temps et belles rencontres sur notre stand en extérieur.

Au jardin en septembre 2017

La météo : le mois débute par des orages. Les pluies seront bienvenues sur les sols desséchés. En septembre, les températures vont baisser, bien sûr, surtout la nuit. Mais nous devrions avoir encore de belles journées ensoleillées, en alternance avec des épisodes pluvieux. La végétation conserve son avance de 15 jours sur la saison normale et les signes d’automne sont déjà visibles.

La lune : elle sera pleine le 6 septembre. Par rapport à la ligne d’horizon, la lune sera montante jusqu’au 13, puis descendante jusqu’au 21, puis montante à nouveau jusqu’au 4 octobre

Le travail du sol : il faut poursuivre les arrosages, de préférence en fin de journée et le désherbage. Les zones du jardin libérées après récoltes pourront être bêchées ou retournées, en intégrant du fumier ou crottin

Au composteur : beaucoup de déchets verts et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. Les hacher si possible en petits tronçons, avant de les mettre dans le composteur. Ajouter de la terre (5 cm environ) aux couches successives, des vers rouges, de l’eau. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur

Les semis : en début de mois, on peut encore semer la plupart des légumes d’automne-hiver, navet, rave, radis noir, panais, mâche, laitue scarole et frisée, laitue d’hiver, épinard, oignon blanc ou rouge, radis. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines, en cas de sécheresse.

Poursuivre l’éclaircissage et le repiquage des choux divers, laitues, poireaux, fleurs, en privilégiant la fin d’après-midi et la fraicheur, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : après la formation des fruits, penser à tailler les tiges, 2 feuilles après le fruit, pour favoriser leur grossissement et éviter d’avoir une multitude de petits calibres

Les tomates : il faut continuer d’éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges, pour soutenir les fruits. On peut renforcer les plants trop faibles par un arrosage de purin d’ortie (20 %) et d’eau (80 %). Avec l’arrivée d’un temps plus frais et humide, il faudra certainement traiter toute la plante, avec de la bouillie bordelaise (agréée en culture bio) ou de la décoction d’ortie. On peut, de plus, enlever progressivement les feuilles basses pour favoriser le mûrissement des fruits et ététer les tiges.

Les fraisiers : on peut repiquer les stolons de fraisiers bien racinés, dans un sol enrichi de terreau ou de compost

Récoltes : les récoltes de haricots, maïs doux, tomates, courgettes, aubergines se poursuivent. Les potirons, sucrines, potimarrons, potirons mûrissent actuellement très vite, mais ils peuvent rester encore au jardin, plusieurs semaines. Les excédents sains seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations. Notre association donnera encore bien sûr et sera présente sur le stand P11, le dimanche 10 septembre, à Bourges, à la fête des associations, de 10h à 18h.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 1er septembre 2017

Atelier “sécurité et bonnes postures en jardinage”

Atelier de perfectionnement animé par Michel Besse pour la partie sécurité outillage équipements et par Jean-François Billey, professeur de taï-chi et agriculteur-jardinier, pour la partie gestuelle bonnes postures.

Document complet : “sécurité et bonnes postures en jardinage”

Nous organisons un atelier “sécurité et bonnes postures en jardinage”, le jeudi 21 septembre 2017 de 18 à 20 h, à Bourges.

Ce sera en salle Jacques Coeur de la maison des associations, 28 rue Gambon, au 2è étage. Cet atelier a déjà été réalisé en 2014 et 2015. Il sera animé par Michel Besse pour la partie sécurité outillage équipements et par Jean-François Billey, professeur de tai chi et agriculteur jardinier, pour la partie gestuelle bonnes postures.

Gratuit pour les adhérents de l’association, mais 3 € pour les non-adhérents.

Notez cet atelier sur votre agenda dès à présent. Nous avions 18 participants, quand nous l’avons animé en 2015 !

Assemblée générale « les jardiniers solidaires » du 31 août 2017

Présents : 28 adhérents. Procurations reçues : 7

Le président Michel Besse remercie les adhérents pour leur participation importante à cette assemblée générale
extraordinaire. Avec l’accroissement régulier des adhésions, 75 aujourd’hui, les projets et les sollicitations lourdes et
de plus en plus nombreuses reçues par notre association, le bureau propose de porter le nombre de membres de 5 à
9. D’autre part le poste de secrétaire est vacant, suite à la démission d’A Rousseau, le 1-8-2017.

Extension du bureau à 9 membres : accord unanime des adhérents présents et représentés
Présentation individuelle des candidats aux postes du bureau, puis vote pour chaque candidat successivement. Ont
été élus : Christian De Lignières, Caroline Ferré, Olivier Gaud, Laurence Huort et Mario Soares, tous à l’unanimité
des présents

Poste de secrétaire : Christian De Lignières est élu secrétaire, à l’unanimité des présents

Propositions de marais supplémentaires prêtés à l’association. Le marais de M Marc après débat, n’a pas été
retenu. Le marais de la famille Zanchet, dit « marais d’Antoine », est accepté par vote majoritaire de 33 voix contre 2
abstentions. Il a été souligné qu’aujourd’hui, après questionnement des adhérents, l’association n’a aucune
demande de parcelle partagée. La reprise de ce marais de 3000 m2 environ, actuellement en jachère et non cultivé
depuis octobre 2016, nécessitera des travaux conséquents : débroussaillage, renforcement par dalle de l’accès au
marais, curage des fossés, stockage des déchets verts, reprise des serres et des ossatures métalliques, labour…Le
bureau organisera la reprise de ce marais et la recherche de jardiniers en parcelles partagées.

Perfectionnements : compte tenu de l’arrivée de jardiniers professionnels et d’amateurs confirmés, il est prévu de
proposer plusieurs perfectionnements aux bonnes pratiques du jardinage. Le 21 septembre, ce sera «sécurité et
bonnes postures au jardin », à la maison des associations, à 18h.

Formations en 20 h au jardinage : proposition d’une 3 ème session de formation qui pourrait démarrer le samedi
matin, du 25 novembre au 16 décembre 2017, avec reprise en mars 2018

Dons d’excédents aux familles en difficultés, au CODAC, aux CCAS et organismes d’aide alimentaire.

Information de la création de l’association du 121, avec locaux de formation et d’animation, sur le site de BIOCOOP,
121 Bd de l’avenir à Bourges.
Information sollicitation pour projet de jardins partagés à l’éco quartier de Baudens.

Information projet de 3 jardins partagés, par BIOBERRY.

L’AG s’est achevée par le verre de l’amitié offert par l’association.

Le président Michel Besse et le secrétaire Christian De Lignières

DOSSIER : La sécurité et les bonnes postures au jardin

Outils et matériels :

Ils doivent être facilement accessibles : un rangement cohérent, visible.

Entretenus régulièrement : les fers, les tranchants, les manches, les lames, les moteurs, les câbles d’alimentation.

Sécurisés : bien lire la notice technique d’utilisation détaillée avant la première utilisation. Utiliser de préférence un matériel récent, car les sécurités sont meilleures, souvent plus faciles d’accès (débrayage, coupure moteur très rapide, facilité d’utilisation notamment).

Adaptés – à mes besoins : surface à entretenir, nature du sol, hauteur des haies et arbres, terrain plat ou pentu ou bosselé.

  • à ma morphologie : poids des outils, largeur de travail au sol, longueur de coupe (arbres et haies), longueur du manche, largeur du tranchant
  • à mes choix de culture : en lignes, en planches, en carrés, avec ou sans obstacles (arbustes, arbres, décorations, meubles de jardin, constructions)

Essayés en présence d’un professionnel ou d’un jardinier expérimenté, la première fois : démonstration en jardin, conseils, manœuvres simples ou délicates ou risquées, position des sécurités sur le matériel motorisé.

Chaussures, vêtements, protections, selon le travail à effectuer :

On peut investir sur des chaussures de sécurité : semelles, embouts renforcés, lacets, résistance, protection des chevilles.

Des vêtements professionnels : pantalons anti coupures, vestes, combinaisons.

Des protections spécifiques : masques, visières, lunettes, gants, harnais antichute, bouchons antibruit, casque antibruit.

Mais aussi, ceintures dorsales, ceinture de flanelle comme nos grands parents, bracelets en cuir…

On s’adapte à la météo, mais on reste couvert, même en été, pour se protéger des coupures, hématomes, piqûres, coups de soleil.

On évite de travailler par temps de pluie ou sur terrains ou haies humides.

Activités à risques aggravés : à faire par temps sec

Taille en hauteur : taille fruitière sur arbres de haute ou demie tige, taille de haies en largeur et en hauteur, taille d’arbustes décoratifs. Privilégier escabeaux et échafaudages.

Débroussaillage : la faux, le débroussailleur à fil, le débroussailleur à lame (coupante), la tondeuse-débroussailleuse.

Broyage de branches et de végétaux : le broyeur à moteur électrique ou thermique.

Elagage et coupe d’arbres : la tronçonneuse.

Taille d’arbustes : le taille-haies.

Travail du sol : la motobineuse, le motoculteur.

L’entretien de rosiers et arbustes piquants (ronces, mûriers) : le sécateur.

La protection au sol :

Le terrain doit être sans obstacles, les haies taillées, les outils rangés, les câbles et tuyaux enroulés, les piquets et tuteurs rangés. Enlever les déchets et végétaux coupés avant fraisage ou labourage du sol. Dégager les allées et zones de passage, pour ne pas être gêné ou blessé par les branches basses.

Prendre le temps de ranger et ramasser ce qui peut gêner les manœuvres, avant de travailler : c’est déjà éviter des pertes de temps ensuite, des chutes, des glissades, des accidents.

Mon corps en forme :

Je vérifie que je suis à jour de mes vaccins : antitétanique surtout.

Je peux aussi accéder facilement à une trousse de secours.

J’évite les travaux à risques si je suis fatigué, ou si j’ai bu de l’alcool.

Avant tout travail très physique, je prends le temps de m’échauffer.

Je respecte le bon usage des outils et matériels.

Je réfléchis avant d’agir :

L’activité de jardinage est parfois difficile et travailler avec sa tête d’abord, permet de trouver des solutions de jardinage plus économes en efforts physiques et donc en fatigue.

Je ne me donne pas d’impératif :

Pas besoin de vouloir terminer dans la journée, un travail qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Si besoin, je terminerai demain ou un autre jour, dans de bonnes conditions.

Postures : le ventre, le bassin :

En jardinage, le ventre, le bassin, sont « notre 2 ème tête pensante » : ils dirigent et permettent tous les mouvements, toutes les torsions du corps.

Solliciter mon coté droit comme mon gauche :

En jardinant, j’ai tendance à utiliser le même côté pour piocher, ratisser, bécher. Mais cela ne fait travailler qu’un seul côté de mon corps, le droit ou le gauche. A long terme, l’autre côté va être moins musclé et je risque un déséquilibre de la colonne vertébrale.

En piochant, ratissant ou bêchant, je dois penser à changer de bras – et de jambe – par exemple toutes les 10 minutes, ou à la fin d’une ligne ou d’une largeur de travail.

Eviter de peiner :

Le travail du jardin est certes difficile, mais je dois penser aussi à me faciliter les tâches, à ne pas peiner inutilement. Pour les gros travaux, un matériel motorisé pourra œuvrer plus vite et presque sans effort. Des outils, des matériels bien réglés, bien entretenus, passeront aisément sur le sol, sans solliciter vraiment d’effort physique : par exemple une motobineuse, un motoculteur.

Le jardinage doit rester un plaisir :

Et non une torture du corps. En jardinant, je dois me détendre, penser à autre chose, découvrir des astuces. Je dois y trouver du plaisir, de la satisfaction et si possible des résultats !!!


Michel Besse, avec la contribution active de Jean-François Billey, 30-4-2015