Au jardin en juillet 2020

La météo : le 1er semestre 2020 est le plus chaud jamais enregistré, selon Météo France et il dépasse de 1,8° les températures normales ! Juin nous a apporté une alternance de jours chauds et de fraicheur, et des pluies bienfaitrices. Juillet est annoncé avec des risques d’orages, des journées chaudes et des périodes plus fraiches

La lune : elle sera pleine le 5 juillet. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera descendante jusqu’au 4, puis montante jusqu’au 19 et descendante à nouveau jusqu’au 31 juillet.

Le travail du sol : partout l’herbe pousse très vite et il faut continuer à désherber et tondre, avant la montée en graines, pour favoriser les légumes. Arrachées ou fauchées, les herbes pailleront gratuitement le jardin. De même, le gazon frais, le bois raméal fragmenté, la paille, sont très utiles et nourrissants, autour des tomates, des haricots, des cucurbitacées, des arbres. Autre solution de désherbage : étendre sur le sol un plastique translucide, là où vous voulez détruire l’herbe ou le gazon, après fauchage ou tonte. Le chaud soleil de juillet, en quelques jours, grillera tout sous le plastique et vous pourrez cultiver à nouveau cette surface après un simple passage de râteau ou de motobineuse. C’est une technique naturelle, gratuite et efficace !

Les semis : on peut semer à présent, les légumes de notre région, en pleine terre, en vue des récoltes d’automne-hiver. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée rapide et régulière des graines et la croissance des plants. Beaucoup de graines craignent la chaleur et germent très mal en juillet.

Semer les haricots que vous voulez consommer plus tard en vert ou mettre en conserve ou au congélateur. Exemple : la récolte débutera début septembre, pour un semis fait le 4 juillet et elle durera près de 6 semaines, selon la richesse du sol, la météo et les soins apportés par le jardinier. Mais on déconseille de semer les haricots après le 14 juillet, car les récoltes seraient retardées et ruinées par les premiers froids d’octobre. Semer quelques capucines entre les rangs, pour y attirer et fixer les pucerons, puis les coccinelles qui s’en régaleront.

Poursuivre le repiquage des betteraves rouges, choux divers, laitues, céleris, poireaux, tomates, fleurs…, en privilégiant la fin d’après-midi, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : on peut encore semer ou repiquer ces légumes qui aiment les sols riches, la chaleur et l’eau, en pleine terre. La récolte sera ainsi étalée et retardée de quelques semaines, en automne.

 Les tomates : il faut chaque semaine éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges.

Traitements, purins : c’est le bon moment pour renforcer vos plants et prévenir les maladies. Orties, prêles, consoudes, abondent dans les marais de Bourges. Voir aussi l’excellent livre « je prépare mes potions pour le jardin », chez terre vivante, écrit par Brigitte Lapouge-Déjean et Serge Lapouge. Disponible et gratuit, dans la bibliothèque de l’association, ouverte les mercredis et vendredis, de 18 à 19h, au marais de Robinson, à Bourges

Pensez aussi à vos vacances : les amis, la famille, les voisins, les jardiniers solidaires, peuvent veiller sur vos cultures en votre absence et arroser aussi, si besoin, tôt le matin ou tard le soir ! Juillet est un mois de récoltes pour les 1éres tomates, pommes de terre, haricots nains, laitues, courgettes, aulx, échalotes et les pois tardifs. Sachez remercier vos assistants jardiniers avec quelques uns de ces légumes frais ! Les fanes de légumes seront incorporées en couches fines dans le composteur ; pensez à l’humidifier en cas de temps sec et chaud.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 juillet 2020

Au jardin en juillet 2019

La météo : la canicule exceptionnelle de fin juin a asséché les sols et de nouveaux records de température ont encore été battus : 45,9° à l’ombre dans le Gard ! En juillet, nous pourrions avoir une alternance de chaleur et d’orages, avant stabilisation en 2 è quinzaine du mois.

La lune : elle sera pleine le 16 juillet. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera descendante du 3 au 15, puis montante jusqu’au 29 et descendante à nouveau jusqu’au 11 août.

Le travail du sol : partout l’herbe pousse très vite et il faut continuer à désherber, avant la montée en graines, pour favoriser les légumes. Arrachées ou fauchées, les herbes pailleront gratuitement le jardin. De même, le gazon frais, le bois raméal fragmenté, la paille, sont très utiles et nourrissants, autour des tomates, des haricots et des cucurbitacées, par exemple. Autre solution de désherbage : étendre sur le sol un plastique translucide, là où vous voulez détruire l’herbe ou le gazon, après fauchage ou tonte. Le chaud soleil de juillet, en quelques jours, grillera tout sous le plastique et vous pourrez cultiver à nouveau cette surface après un simple passage de râteau ou de motobineuse. C’est une technique naturelle, gratuite et efficace !

Les semis : on peut semer à présent, les légumes de notre région, en pleine terre, en vue des récoltes d’automne-hiver. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines et la croissance des plants. Beaucoup de graines craignent la chaleur et germent très mal en juillet.

Semer les haricots que vous voulez consommer plus tard en vert ou mettre en conserve ou au congélateur. Exemple : la récolte débutera début septembre, pour un semis fait le 4 juillet et elle durera près de 6 semaines, selon la richesse du sol, la météo et les soins apportés par le jardinier. Mais on déconseille de semer les haricots après le 14 juillet, car les récoltes seraient retardées et ruinées par les premiers froids d’octobre. Semer quelques capucines entre les rangs, pour y attirer et fixer les pucerons, puis les coccinelles qui s’en régaleront.

Poursuivre le repiquage des betteraves rouges, choux divers, laitues, céleris, poireaux, tomates, fleurs…, en privilégiant la fin d’après-midi, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le desséchement des plants.

Les cucurbitacées : on peut encore semer ou repiquer ces légumes qui aiment la chaleur et l’eau, en pleine terre. La récolte sera ainsi étalée et retardée de quelques semaines, en automne.

Les tomates : il faut chaque semaine éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges.

Traitements, purins : les consignes de préparation sont d’actualité, pour renforcer vos plants et prévenir les maladies. Orties, prêles, consoudes, abondent dans beaucoup de marais de Bourges. Voir aussi l’excellent livre « je prépare mes potions pour le jardin », chez terre vivante, écrit par Brigitte Lapouge-Déjean et Serge Lapouge. Disponible et gratuit, auprès de Michèle Willième, qui gére la bibliothéque de l’association et vous recevra les mercredis 3 et 17 juillet de 18 à 19 h à la maison des associations de Bourges, bureau Henri Sellier, au 2 è étage.

Pensez aussi à vos vacances : les amis, la famille, les voisins, les jardiniers solidaires, peuvent veiller sur vos cultures en votre absence et arroser aussi, si besoin, tôt le matin ou tard le soir ! Mais juillet est aussi un mois de récoltes pour les 1éres tomates, pommes de terre, haricots nains, laitues, courgettes, aulx, échalotes et les pois tardifs. Sachez remercier vos assistants jardiniers avec quelques uns de ces légumes frais !

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 3 juillet 2019

Au jardin en juin 2019

La météo : juin débute par des journées chaudes. Les températures nocturnes sont proches de 15° à présent. Les journées les plus longues seront de 16 heures, autour du 21 juin. Le déficit en eau de pluie se poursuit et les niveaux des cours d’eau restent bas.

La lune : sera pleine le 17 juin. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera montante du 1er au 4, puis descendante jusqu’au 17, puis montante à nouveau, jusqu’au 2 juillet.

Le travail du sol : partout l’herbe pousse vite et haut. Priorité au désherbage pour favoriser les légumes. Le gazon coupé peut être stocké près du composteur. Il sera utile, en fines couches alternées, introduites dans le composteur une fois par semaine, par exemple. L’excédent de gazon ou d’herbe, étendu autour des légumes, les protégera contre la sécheresse et la pousse de mauvaises herbes et leur apportera de l’azote, en se décomposant.

Les arbres : ils sont en plein développement des fruits. Paillage, ou bois raméal fragmenté ou gazon coupé, sont très utiles, autour des arbres. La cendre est aussi appréciée, car riche en NPK. On pourra supprimer les fruits en excédent : garder 1 ou 2 pommes ou poires et non toute la grappe formée. Ensuite on fera la taille en vert, suppression des rameaux inutiles et excédentaires , pour privilégier la nourriture des fruits conservés.

Les semis : on peut semer à présent, tous les légumes de notre région, sans exception, en pleine terre. Plein moment pour les haricots, verts, beurre ou violets, nains ou grimpants, à récolter en filets dans 2 mois, tous les 3 jours, ou en grains secs, dans 4 mois environ. Ainsi, la récolte débutera vers le 3 août, pour un semis fait le 3 juin et elle durera de 4 à 6 semaines, selon la richesse du sol, la météo et les soins apportés. Pour étaler vos récoltes, semez toutes les 3 semaines, une ou des lignes nouvelles, selon vos besoins en frais et en conserve. Quelques capucines donneront, entre les poquets de haricots, des fleurs, fixant les pucerons, qui régaleront les coccinelles.

Poursuivre la mise en place des tomates, aubergines, poivrons, piments, roses d’Inde. Pour vos futures récoltes d’automne-hiver, semer laitues, choux, navets, poireaux, carottes, fenouil, persil, cerfeuil, thym et bien sûr radis. Repiquer betteraves rouges, poirées, choux divers, laitues, fenouils, céleris, basilics, poireaux…

Préparer le purin d’orties en quantité, pour le stocker, prêt, en bidon fermé, ou le répandre dilué sur les légumes à renforcer. De même pour le purin de consoude. Macération dans l’eau pendant 14 jours, pour obtenir du purin.

Excellente période aussi pour les cucurbitacées. Attention cependant à ne pas placer à proximité, potirons et courgettes, ou potimarrons et sucrines. Vous risqueriez une pollinisation croisée par les insectes. Ou les semer en espaçant les variétés, de 3 semaines. Dans des trous emplis de crottin, frais ou ancien (1/3), d’orties hachées ou de gazon frais, de compost ou de terreau (1/3) et de terre du jardin, placer 4 ou 5 graines de courgette, potimarron, sucrine, butternut ou potiron. La levée des graines se fera en quelques jours, s’il fait chaud et humide. On gardera un plant par trou, les autres seront repiqués dans des trous éloignés de 0,80 m à 1 m.

Butter les pommes de terre, les pois, les haricots.

Désherber les planches de semis, éclaircir les plants excédentaires et les repiquer ailleurs. Pailler ou entourer de BRF (bois raméal fragmenté) ou de gazon coupé : tomates, aubergines, pommes de terre, cucurbitacées, haricots.

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Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 3 juin 2019

Au jardin en mai 2019

La météo: Nous ne sommes pas encore à l’abri des gelées. Les températures nocturnes sont à surveiller. Elles sont encore trop basses pour les légumes d’été et il vaut mieux attendre la 2èmequinzaine pour les semer en pleine terre ou les repiquer.

La lune: elle sera pleine le 18mai. Par rapport à la ligne d’horizon, elle sera montante du1erau 8mai, puis descendante du9 au 21, puis montante à nouveau, du 22 au 31 mai.

Le travail du sol: désherber les semis et finir de préparer les surfaces à cultiver. Plein moment aussi pour tondre les allées, où l’herbe pousse très vite.

Les arbres: étendre un paillage, du bois raméal fragmenté, du gazon coupé ou de la cendre, autour des arbres, afin de les protéger de la concurrence de l’herbe, de les nourrir et de maintenir le sol frais et propre.

Jusqu’à la mi-mai: sous abri, continuer les semis de tomates, poivrons, aubergines, céleris, basilics et courgettes. Penser à aérer aux heures chaudes et à humidifier ces semis. Réserver des plants, pour le troc des jardiniers solidaires, organisé au marais St-Paul de Bourges, le mercredi 15mai de 16 à 20 h.On pourra repiquer les plants prêts, plutôt en fin de mois, sinon il faudrait encore les protéger la nuit.

Il est encore temps en début de mois, de planter en pleine terre: pommes de terre tardives, topinambours, estragon, artichauts,fraisiers et de semer les petits pois en lignes.

Semer aussi en lignes le maïs doux;on pourra semer entre les lignes de maïs,début juin, des haricots grimpants de type «tarbais» ou «mogette», qui s’enrouleront sur les tiges de maïs comme sur des tuteurs et seront récoltés secs, en grains, en octobre ou novembre.

A partir du 20 mai: On pourra semer en pleine terre, la plupart des légumes: carotte, épinard, cerfeuil, choux, poirée, radis, fenouil, laitue d’été, panais, salsifis, poireau, navet, betterave rouge, courgette, thym, persil, ciboulette, sarriette, coriandre, aneth.Sans risque, tous les types de haricots, nains ou grimpants, seront semés, en poquets de 4 ou 5graines, ou en ligne, pour une1èrerécolte dans 2 mois. Les protéger contre les attaques de pucerons en semant aussi une graine de capucine,tous les 2 mètres : les fleurs attireront les coccinelles qui se régaleront des pucerons!

Les cucurbitacées: potiron, potimarron, sucrine, butternut, melon, concombre… ont besoin de chaleur et d’eau. Attendre début juin,pour les semer sur des trous emplis de fumier et de terreau ou compost, puis les repiquer, en évitant les mélanges et la proximité de variétés différentes.

Petits pois: les semis d’avril sont à protéger, butter et ramer. Piquer des branchages tous les 10cm pour soutenir les plants qui vont croître vite et haut.Ou tendre un filet ou un grillage entre les 2 lignes.Faire un dernier semis pour récolter en été.

Escargots et limaces: en pleine reproduction, ils adorent les jeunes plants et les semis «verts».

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 30 avril 2019

Au jardin en avril 2019

La météo : mars a été plus chaud et plus sec que normal. La floraison des cerisiers, pommiers et poiriers est en avance de 3 semaines par rapport à une année « normale ». Le déficit de pluies est conséquent et les nappes phréatiques n’ont pas été rechargées suffisamment. Après un retour de la pluie et des gelées nocturnes, prévu début avril, les températures de saison, en hausse, devraient s’installer à partir du 9 avril. La journée solaire -de 13 heures, le 5 avril- augmentera d’une heure par mois, jusqu’à fin juin. Mais il faut surveiller les températures nocturnes, en plein air, car beaucoup de légumes demandent au moins 10° et le risque de gelée peut encore survenir jusqu’à la fin du mois.

La lune : sera pleine le 19 avril. Elle est montante jusqu’au 11, descendante jusqu’au 23, puis montante à nouveau jusqu’au 7 mai

Le travail du sol : les sols sont prêts pour recevoir plantations et semis. Le râteau ou la griffe suffiront pour émietter et ôter les dernières herbes et racines. Finir le curage des vases dans les coulants et les mares.

Les arbres : les fruitiers sont en avance et nos greffes de février ont bien démarré. Penser à surveiller, puis couper le ruban adhésif, pour ne pas étrangler le greffon. Enlever les bourgeons concurrents qui démarrent sous la greffe. Paillage, BRF (bois raméal fragmenté), gazon coupé, protégeront le sol et nourriront lentement ces fruitiers. Les branches taillées seront passées au broyeur, pour devenir du BRF.

Les semis en pleine terre : en 1ére quinzaine et en conditions favorables, on peut tenter laitue, carotte, radis, maïs. En 2ème quinzaine : poirée, betterave, fenouil, épinard, panais, salsifis, navet, persil, cerfeuil, corriandre, sarriette, thym. Et les petits pois, tout au long du mois. Le persil est très long à germer : l’astuce est de faire prégermer les graines dans un verre d’eau (tiède) pendant 24 h, avant de les semer.

Les plantations en pleine terre : en sol asséché et bien émietté, avril est le mois des pommes de terre. On doit pouvoir les butter facilement en cas de retour des gelées. Paillage, BRF et même cartons (!) les protégeront. Diviser oseille, cive, ciboulette pour obtenir de nouveaux plants. Les stolons de fraisiers bien racinés sont à planter en terre riche ; de même, les laitues, l’estragon, l’artichaut et les topinambours

Les semis protégés : sous serre, véranda, ou abri chauffé (16 à 20°), tomates, aubergines, piments, poivrons, céleris, basilics, choux, poireaux, laitues, semés en début de mois, donneront des plants à mettre en place en 2ème quinzaine de mai. Les excédents seront appréciés, le 15 mai après-midi, de 16h à 20h, sur notre troc de plantes et graines, au parking du marais St-Paul à Bourges. Surveiller régulièrement la température et l’humidité sous abri chauffé et aérer en après-midi ensoleillé.

Le purin d’orties : découper de belles orties, en tronçons de quelques cm et les immerger dans un seau d’eau. Après 14 jours, on obtiendra un purin odorant, prêt à l’emploi, filtré. C’est un très puissant engrais naturel azoté, à employer dilué (10 à 15 %), dans un arrosoir d’eau. Le purin d’ortie (le jus) se conserve pur, pendant un an, en bidon fermé ; les déchets solides d’orties seront incorporés dans le composteur.

Composteur : en période de pluie, oter le couvercle pendant une journée, pour humidifier le contenu. Continuer à alimenter le composteur en déchets de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 2 avril 2019

Maison des associations, 28 rue Gambon, 18000 Bourges lesjardinierssolidaires@orange.fr http://lesjardinierssolidaires.org/ Tél 06 51 72 96 18

Au jardin en mars 2019

La météo : février nous a apporté une 2ème quinzaine sèche et ensoleillée (- 37% de pluie). De nouveaux records de chaleur ont été battus et le réchauffement climatique est déjà là : + 2,2° !!! Mars annonce des températures en baisse et des pluies, enfin. Des gelées nocturnes sont possibles encore jusqu’en avril.

Les outils de jardinage : il faut terminer l’entretien des moteurs, lames, couteaux, fraises. Et les outils à main doivent être prêts à l’emploi, propres et aiguisés.

La lune : pleine le 21. Elle est montante jusqu’au 14, puis descendante jusqu’au 27, puis montante à nouveau. Selon les spécialistes, en lune descendante, on peut favorablement « récolter les légumes racines, couper le bois, tailler, planter, repiquer, travailler le sol et l’enrichir ». La lune montante « favorise la montée de sève et est favorable aux greffes et aux récoltes de fruits »

Le travail du sol : les terres retournées depuis plusieurs semaines ou mois sont prêtes pour les 1ers semis ou plantations, si elles ne sont pas trop humides et collantes. S’il reste des parties enherbées, Il faut terminer de les retourner à la bèche, à la grelinette ou à la charrue ou par fraisage, après tonte ou fauchage.

Les fossés, canaux et rivières : lorsque le niveau d’eau est au plus bas, il faut retirer sans tarder, la vase accumulée, pour permettre l’écoulement des eaux et des futures crues. La vase, très riche, servira après séchage, pour les semis et les repiquages.

Les arbres : hors période de gelées, il faut achever la taille des fruitiers qui produiront des fruits à pépins, ainsi que les arbustes à fruits rouges. Le bois de taille sera mis à l’abri de l’humidité et non brûlé, puis broyé, pour obtenir du BRF (bois raméal fragmenté). Les plus beaux rameaux de fruitiers pourront être greffés.

On peut encore traiter les troncs des fruitiers contre les parasites, en les badigeonnant, par temps sec, d’un mélange à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise (admise en culture bio). Voir le livre « je prépare mes potions pour le jardin » de Lepouge (édition terre vivante)

En pleine terre : repiquer laitues, choux cabus, persil, ciboulette, fraisiers, artichauts et planter pois, oignons, échalote, ail. Diviser ciboulette, estragon, oseille, cive, pour obtenir de nouveaux plants et les repiquer. Tenter les 1 ères pommes de terre, en fin de mois, en sol favorable (asséché)

Sous tunnel plastique : semer radis, carottes, laitues, choux d’automne, poireaux, navets

Sous serre chauffée ou en caissettes placées à l’intérieur de l’habitation : semer basilic, thym, persil, ciboulette. Attendre la 2è quinzaine ou le mois d’avril, pour semer tomate, aubergine, poivron, piment, céleri qui seront mis en place au jardin, en mai ; les semis plus précoces, repiqués en avril, obligent en effet à protéger les plants contre la fraicheur et les froids nocturnes. Les gelées sont à craindre jusqu’à fin avril.

Composteur : le compost prêt, au fond du composteur, peut être retiré, pour enrichir le sol des semis et des plantations, au fur et à mesure des besoins. Le composteur est alimenté en continu et humidifié si nécessaire.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires le 1er mars 2019

Au jardin en janvier 2019

La météo : décembre a clôturé en douceur l’année 2018, avec des températures supérieures aux normales de saison. Et 2018, selon Météo France, a battu tous les records de chaleur, avec une augmentation moyenne des températures sur l’année, de + 1°4. Or l’objectif idéal est de limiter le réchauffement climatique en 2030, à + 1°5 !!! La 1ère quinzaine de janvier s’annonce froide et sèche, avec des gelées nocturnes fréquentes. La 2ème quinzaine pourrait être plus douce et humide. Les périodes vraiment froides, avec gelées et neige, seraient plutôt prévues en fin de mois et en février.

Les outils de jardinage à moteur : tondeuse, débroussailleuse, motobineuse, motoculteur, taille haies,… doivent pouvoir démarrer facilement et en toute sécurité dans les prochaines semaines. Profiter de l’hiver pour faire l’entretien du matériel ou le confier à un professionnel : moteur, lames, couteaux, fraises

Les outils à main : vérifier les manches et les remplacer si besoin. Passer une huile de lin sur le bois des manches pour les protéger. Aiguiser les tranchants des fers avec une lime à métaux. Huiler les fers pour les protéger de la rouille : l’huile de vidange convient tout à fait pour cela. Et ranger tous les outils à l’abri.

La lune : elle sera pleine le 21 janvier.

Le travail du sol : les terres sont asséchées et c’est le bon moment, avant pluie et neige abondantes, pour retourner la terre du jardin, à la bèche ou à la charrue, si ce n’est déjà fait. Les gelées briseront les mottes et détruiront beaucoup de racines parasites, assurant un sol propre et léger pour les premières cultures de février. Mais on peut aussi se contenter de nettoyer, puis fraiser le sol. En permaculture, on ne laboure pas, mais on couvre la terre, avec un engrais vert, un paillage ou du bois raméal fragmenté.

Les arbres, hors période de gelées. Il faut tailler les fruitiers qui produiront des fruits à pépins, donc les pommiers, poiriers, cognassiers et la vigne. Le bois de taille sera mis à l’abri de l’humidité, puis broyé, pour obtenir du BRF (bois raméal fragmenté). On peut planter les jeunes arbres et arbustes, jusqu’en mars. On peut traiter les troncs des fruitiers contre les parasites en les badigeonnant, par temps sec et après
brossage, d’un mélange à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise. Voir le livre « je prépare mes potions pour le jardin » de Lepouge (édition terre vivante)

Les arbustes à fruits rouges : rabattre les tiges de framboisiers à 30 cm environ du sol. Tailler les cassissiers et groseillers

Sous tunnel plastique ou serre, on protégera les laitues, carottes et légumes d’hiver restés au jardin, contre les grands froids. On peut compléter en les paillant ou en les entourant de feuilles mortes.

Composteur : l’alimenter régulièrement en feuilles (sauf de noyer), déchets de légumes et de fruits (non exotiques). Ajouter quelques pelletées de terre, au dessus de 10 à 15 cm de déchets et des vers de terre.

En cave ou grange : utiliser rapidement les derniers potirons, potimarrons, courgettes, sucrines… avant le démarrage de pourritures. Les cuisiner, les partager, les donner ou les mettre au congélateur.

Et préparer : son plan de jardin 2018 et ses propositions pour l’assemblée générale du 26 janvier à 9h00.

Au jardin en octobre 2018

La météo : selon Météo France, l’été 2018 a été le plus chaud jamais enregistré, depuis 1880 et les températures relevées en excédent de 2,1°. Le déficit de pluie est à présent très conséquent et les sols sont secs et durs. Les températures vont continuer de baisser, surtout la nuit. Les 1ères gelées, très précoces en 2016, du 9 au 11 octobre, ne sont pas attendues cette année avant la fin du mois. Si nous avions 16 heures de journée solaire fin juin, nous sommes à moins de 11 heures aujourd’hui. Puis seulement 8 heures fin décembre

La lune : elle sera pleine le 24 octobre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 14, puis montante jusqu’au 28 et descendante à nouveau jusqu’au  11 novembre

Le travail du sol : il faudra récolter en fin de mois, les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront nettoyées et pourront être bêchées ou retournées à la charrue, ou fraisées.

Composteur : beaucoup de déchets verts, de feuilles et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. On peut en profiter pour démarrer un nouveau compost. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités. Arroser une fois par semaine si le temps sec se poursuit, sinon ouvrir le composteur à la pluie.

Les engrais verts : par températures favorables, on peut semer seigle, avoine, vesce, trèfle, phacélie ou navette. En vert, au printemps, ils seront coupés et enfouis pour enrichir la terre en azote

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais on peut planter les bulbes d’échalote grise, d’ail et d’oignon, jusqu’à fin novembre. En situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois

Repiquage : laitues, choux, poireaux sont à repiquer pour une récolte de printemps, en 1ére quinzaine d’octobre. Les stolons de fraisiers bien racinés sont aussi à repiquer, sur terre enrichie.

Arbustes : les touffes de framboisiers excédentaires seront déplacées et plantées en fin de mois. Les autres arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Groseillers, cassissiers se bouturent facilement en terre propre, riche et humide, ou en arrosant régulièrement si le sol est trop sec.

Récoltes :  les légumes et fruits sains en excédent seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations.  Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut curer les fossés car une vase de 5 à 15 cm se dépose au fond chaque année. Cette vase,  très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas avant de l’incorporer dans le sol au béchage. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas

 

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 3 octobre 2017

Quelques principes du jardin en permaculture

Par Richard Protin

La permaculture a vu le jour dans les années 70, au départ appelée agriculture permanente. La permaculture est trop souvent résumée à la seule notion de culture sur buttes et en carrés qui, il est vrai, est très emblématique de cette pratique.

La permaculture vise à utiliser toutes les ressources naturelles mises à la disposition du jardinier amateur afin de favoriser le développement d’écosystèmes à la fois autonomes et pérennes ; grâce au recyclage des déchets, à une bonne gestion de l’eau et à une utilisation judicieuse de l’énergie solaire inépuisable, naturelle et gratuite.

Jardiner en suivant les préceptes de la permaculture, profiter de son jardin et l’exploiter en imitant la nature n’est pas tout simplement une démarche intelligente relevant du simple bon sens ?

Dans leur grande majorité, ces façons de procéder relèvent :

  • De la suppression totale des traitements toxico-chimiques,
  • la systématisation de la lutte contre le gaspillage :
  • des ressources énergétiques
  • et de la consommation de l’eau,
  • le recyclage sous forme de compostage

Plutôt que de faire appel à des produits phytosanitaires très coûteux, totalement contre-productifs à moyen et long terme et extrêmement dangereux pour l’environnement, les cultures, et la santé, le permaculteur a l’intelligence de se servir de tout ce qu’il a sous la main et de valoriser tout ce dont il dispose, souvent gratuitement puisque fourni par la nature environnante.

A priori, donc, rien n’est rejeté. Tout est évolutif aussi: la vocation d’un jardin mené en permaculture n’est pas d’être statique, bien au contraire ! Il se doit d’évoluer en même temps que le jardinier qui apprend, observe, découvre, réoriente, teste .

En tout état de cause, pour le permaculteur, c’est bien la nature qui est source d’idées et d’inspiration.

Un jardinier utilisant les principes de la permaculture produit sans endommager la terre, voire en augmentant ses qualités. Il va réduire considérablement son impact sur la planète, car une grande quantité d’énergie sera économisée sur les postes transports, marketing, d’où l’importance de consommer local. Avant même de penser Bio qui peut être énergivore si les produits proviennent de l’étranger ou en serre.

Travailler son jardin nourricier en permaculture, c’est avant tout adopter de nouvelles habitudes de jardinage. Des habitudes qui ont le mérite d’être à la fois durables, très économes en énergie, pourtant très productives, le tout, (cerise sur le gâteau !) en travaillant les sols a minima et donc, en limitant sa charge de travail, ses efforts et sa fatigue.

L’idée générale est d’arriver à établir un milieu optimisé dans lequel la parcelle cultivée parviendra à s’auto-entretenir naturellement.

Voici quatre règles de base pour réussir en permaculture:

  • N°1 ne pas laisser le sol nu c’est le moment de penser aux paillis Ce qui évite les effets négatifs sécheresse, humidité ou fraîcheur trop importante, chaleur excessive, avantage supplémentaire cette couverture organique (paille) ou autres, du sol permet de limiter la croissance et la prolifération de végétaux indésirables.
  • N°2 Minimiser le travail du sol L’une des corvées les plus harassantes passe aux oubliettes : le bêchage, l’inconvénient est qu’il mélange les différentes couches de terre et favorise l’apparition des mauvaises herbes en faisant remonter en surface leurs graines. Deuxième avantage soulage votre dos.
  • N°3 Faire la chasse au gaspillage, Privilégier le recyclage, compost, récupération de l’eau de pluie, ne pas semer trop épais Un paquet de graines peu durer plusieurs années et faire ses graines en laissant monter un pied en graines dans un coin du potager mais pas avec des graines F1
  • N°4 Rotation des cultures La rotation des cultures est une bonne pratique à la fois respectueuse du sol et des végétaux. Il s’agit d’ailleurs d’un principe de base pour tout jardinier respectueux de la nature et des cultures. Pour le jardin ne pas oublier en aide mémoire de noter ou de dessiner vos plantations.

En permaculture, les surfaces cultivées sont délimitées de façon à éviter de piétiner le sol. Emblématique de la permaculture la culture sur buttes peut alors devenir systématique. Celles-ci mesurent généralement 1.20m de large, si adossées à un mur ou une clôture ne pas dépasser 75cm et jusqu’à 50cm de haut, elles sont séparées les unes des autres par des allées pour passage d’une brouette,

  • favoriser un bon drainage,
  • limiter les déperditions d’eau,
  • favoriser un bon développement racinaire,
  • restreindre le recours aux machines…

Autres type de culture sur buttes très particulier, le lasagne hauteur des couches 50 à 60cm en couches alternées marron, vert, et pour finir une couche de terreau avant plantation. Puis au bout de quatre semaines environ la butte doit atteindre 25 à 30cm, elle est alors idéale pour procéder en fonction des périodes de l’année à la plantation.

Différents types de buttes : La butte Money ; La butte Hugelkultur.

La permaculture n’est pas qu’une affaire de jardinage

C’est essentiellement la conduite du jardin qui nous intéresse ici. Mais, au-delà du jardinage et fidèle à ses préoccupations premières, la permaculture s’intéresse à tout ce qui nous préoccupe, de notre lieu d’habitation à notre manière de nous nourrir de nous vêtir, et même de nous soigner.

Bonne lecture et merci PROTIN Richard

Au jardin en septembre 2018

La météo : Les pluies très rares en août sont attendues avec impatience sur les sols desséchés. L’été 2018 est classé au 2è rang des années les plus chaudes. En septembre, les températures vont baisser, bien sûr, surtout la nuit. Mais nous devrions avoir encore de belles journées ensoleillées.

La lune : elle sera pleine le 25 septembre. Par rapport à la ligne d’horizon, la lune était montante jusqu’au 4 ; elle sera descendante jusqu’au 17, puis montante à nouveau jusqu’au 1er octobre

Le travail du sol : il faut poursuivre les arrosages, de préférence en fin de journée et le désherbage. Les zones du jardin libérées après récoltes pourront être bêchées ou retournées, en intégrant du fumier ou crottin

Au composteur : beaucoup de déchets verts et de fanes de légumes sont disponibles au jardin après récolte. Les hacher si possible en petits tronçons, avant de les mettre dans le composteur. Ajouter de la terre (5 cm environ) aux couches successives, des vers rouges, de l’eau. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur. Penser à arroser en période sèche, une fois par semaine.

Les semis : en début de mois, on peut encore semer la plupart des légumes d’automne-hiver, navet, rave, radis noir, panais, mâche, laitue scarole et frisée, laitue d’hiver, épinard, oignon blanc ou rouge, radis. Mais il faudra arroser souvent et abondamment les semis, pour assurer une levée régulière des graines.

Poursuivre l’éclaircissage et le repiquage des choux divers, laitues, poireaux, fleurs, en privilégiant la fin d’après-midi et la fraicheur, pour éviter le brûlage des feuilles par le soleil et le dessèchement des plants.

Les cucurbitacées : après la formation des fruits, penser à tailler les tiges, 2 feuilles après le fruit, pour favoriser leur grossissement et éviter d’avoir une multitude de petits calibres.

Les tomates : il faut continuer d’éliminer les gourmands, palisser et attacher les tiges, pour soutenir les fruits. On peut renforcer les plants trop faibles par un arrosage de purin d’ortie (10 à 20 % complété d’eau). Avec l’arrivée d’un temps plus frais et humide, il faudra certainement traiter toute la plante, avec de la bouillie bordelaise (agréée en culture bio) ou des décoctions bio. On peut, de plus, enlever progressivement les feuilles basses pour favoriser le mûrissement des fruits et étêter les tiges.

Les fraisiers : on peut repiquer les stolons de fraisiers bien racinés, dans un sol enrichi de terreau ou de compost

Récoltes : les récoltes de haricots, maïs doux, tomates, courgettes, aubergines se poursuivent. Les potirons, sucrines, potimarrons, potirons mûrissent actuellement très vite, mais ils peuvent rester encore au jardin, plusieurs semaines. Les excédents sains seront mis en cave ou dans un local abrité du froid, en conserve ou en congélation, ou partagés avec la famille et les amis. On peut aussi donner à une association caritative, au CCAS ou directement aux familles en difficultés que l’on connaît : à vous de choisir parmi les nombreuses sollicitations. Notre association donnera encore bien sûr et sera présente sur le stand F11, le dimanche 9 septembre, à Bourges, à la fête des associations, de 10h à 18h.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 6 septembre 2018